/mdt/ - Vous regardez quoi comme films ?

Vous regardez quoi comme films ? (249 Réponses)

1 .

Moi je regarde plus des films à suspense...

2 .

Des films parisiano-intello-bobo-homo-dépressifs.

3 .

Les films de Charlie Kaufman. Une version américaine de >>2 donc.

4 .

Hier j'ai regardé « it's such a beautiful day ». C'était bien, et inattendu.

5 .

À part des films porno, rien.

6 .

De tout, vraiment de tout. Enfin, j'ai quasiment arrêté les films de super-héros et les blockbusters en général.

7 .

En 2019 j'ai vu :
DEUX FILS
GREEN BOOK
CONTE DE PRINTEMPS
CONTE D'ETE
CONTE D'AUTOMNE
CONTE D'HIVER
LE VAL D'OR
L'ENFANT D'EN HAUT
LA CEREMONIE
GRACE A DIEU
LA FAVORITE
TOUT CE QUI ME RESTE DE LA REVOLUTION
ULYSSE ET MONA
DOUBLES VIES
BORDER
L'HEURE DE LA SORTIE
ASAKO I&II
UN BEAU VOYOU
L'HOMME FIDELE
LES BRUITS DE RECIFE
AQUARIUS
LES ÉTERNELS
MA VIE AVEC JOHN F. DONOVAN
LES ETENDUES IMAGINAIRES
C'EST ÇA L'AMOUR
SYNONYMES
COMME SI DE RIEN N'ETAIT
LA FLOR - PARTIE 1
SORRY TO BOTHER YOU
SHÉHÉRAZADE
EL REINO
DIEU EXISTE, SON NOM EST PETRUNYA
LA FLOR - PARTIE 3
ASPHALTE
L'ADIEU À LA NUIT
BEAU TRAVAIL
90s
CLEO DE 5 A 7

8 .

J'ai re-pleuré devant Barry Lyndon la semaine dernière (je me fais ça deux ou trois fois par an). Avant ça, j'étais dans une période où je regardais des films avec Peter Sellers, qui m'avait fait retomber dans les Kubrick, mais cette fois-ci c''était la dernière. Cette semaine, j'ai regardé Amen de Costa-Gavras (pas trop mal si un peu convenu), et Woyzeck de Herzog avec Kinski (un chef-d'œuvre).

Hier soir, j'ai regardé Seul Contre Tous, que je n'avais encore jamais vu, et ça a fait remonter Gaspar Noé dans mon estime. Ce film est comme un Jeunet de type Amélie, mais en pas niais. Je ne sais pas trop que penser de la fin, mais je ne sais pas si le film aurait pu sortir autrement que comme ça. Je dois regarder Carne maintenant.

9 .

Dans les dernières semaines :
– Lifeboat : un vieil Hitchcock en huis-clos, sur un thème qui a été traité plus profondément depuis dans d'autres films.
– Le Rayon Vert : ce que j'attendais – des filles qui pleurnichent. Ce que j'ai eu – des filles qui pleurnichent.
– La mouche : un scénario tellement prévisible que les quelques détails de body horror un peu intéressant ne relèvent pas vraiment le film.
– Crash : plus intéressant que La mouche, c'est sûr, mais quand même beaucoup d'extrapolation sur des prémices qui ne sont pas si fertiles que ça.
– Andrei Rublev : Un film magnifique, peut-être mon Tarkovski préféré.
– Buried : J'ai bien aimé, malgré le côté un peu trop américain (même pour un film espagnol).
– Au poste : Le meilleur film de Dupieux, provoque moins de malaise que les précédents. Il m'a fait beaucoup rire, ce n'est pas si souvent.
– Deep Throat : Pas super intéressant, même pour le côté « histoire du cinéma ». La bande-son est bien, par contre. Le film s'ouvre sur une reprise à l'orgue Hammond de l'hymne à la joie, et il y a une chanson de rock psyché avec des paroles absurdes pendant les scènes de gorge profonde.
– Retour vers le Futur : Je ne l'avais jamais vu et je me sentais obligé de le regarder. C'est bien de la merde.
– J'ai aussi vu un étrange film iranien où un garçon doit trouver 40 hommes chauves pour sauver sa sœur malade, mais j'ai oublié comment ça s'appelait.

10 .

>>9
La mouche : un scénario tellement prévisible Peut-être parce que le film est tellement connu et a eu beaucoup d'influence, que tu connaissais déjà l'histoire et/ou que d'autres fictions que tu connais s'en sont inspirées ?
Au poste : je ne suis pas un grand fan de Dupieux, mais je n'ai pas trouvé le film si drôle que ça. J'avais l'impression que c'était un sketch un peu trop long du Palma Show ou d'une autre chaîne YouTube humoristique. Retour vers le Futur Je ne l'ai jamais vu non plus, mais comme tous les films cultes qui sont devenus des étendards de la pop culture américaine, je m'en méfie. Tu sembles me confirmer que ça ne sert à rien que je rattrape ce retard.

11 .

Détective Pikachu dernièrement, une agréable madeleine de Proust.

12 .

Si vous voulez parler de films ou d'autre chose, ya ce forum classique qui est très bien (dans le sens pas prise de tête, petite communauté sympa) : www.popcornfr.com
(J'y ai pensé parce qu'il y a un thread sur le film "Au poste!")

13 .

J'ai regardé "Le gouffre aux chimères" dans le cadre du Festival du film noir d'AnalGénocide et ça m'a pas mal troué le cul, je recommande !

14 .

"The Wandering Earth" m'a renforcé dans ma conviction que la victoire de la Chine sur les USA est souhaitable.

15 .

>>14
Vas-y développe si t'es un homme.

16 .

>>14
Je viens seconder >>15 j'ai du mal à faire la différence entre « The Wandering Earth » et un blockbuster américain aléatoire.

17 .

>>16
>>15
Deux choses :
Et d'une, il y a des personnages féminins forts (mentalement et physiquement) mais qui ne se croient pas autorisées à traiter les mecs comme de la merde
Et de deux, à la fin il y a un personnage qui parle en français et qui n'est ni une fiotte castrée ni un dégueulasse, c'est quelqu'un qui en fait dirige l'humanité.

Trouvez moi un, UN film américain qui contient cela et qui est sorti il y a moins de trois ans, et je cesserai de souhaiter la victoire de la Chine sur les USA.

18 .

J'ai récemment regardé Swiss Army Man, une très belle surprise.

>>17
il y a des personnages féminins forts (mentalement et physiquement) mais qui ne se croient pas autorisées à traiter les mecs comme de la merde Et une blague sur le viol aussi.

19 .

>>17
Premier Contact

20 .

>>19
Un tir un tue. Têtetir, même.

21 .

>>19
Ici >>17 très heureux que tu lui aies prouvé qu'il avait tort et ravi de découvrir ce film. Je te tire mon chapeau avec un grand merci.

22 .

>>21
>>19
J'avais trouvé ce film vraiment décevant. Surtout la façon dont les Chinois et Russes sont représentés comme des crétins brutaux face aux USA, pays de la Raison et sauveurs de l'humanité. On n'est pas loin de la propagande. Et puis le scénario est vraiment fumeux, c'est quoi cette merde de taureau sur l'hypothèse de Sapir-Whorf ?

À part ça, j'ai regardé Zerkalo (the Mirror) de Tarkovski. Je n'ai rien compris. Déjà, comme dans tous les films russes, appelez les personnages par des surnoms différents au gré de vos humeurs (Alexei/Aliocha, etc.). Jusque là, tout est normal. Maintenant, faites jouer plusieurs rôles par les mêmes acteurs, y compris des personnages qui n'ont aucun lien de parenté. Saupoudrez de scènes surréalistes où des personnages inconnus apparaissent et disparaissent comme par magie. Le public arrive encore à suivre ? Alors maintenant, montrez les scènes dans un ordre aléatoire n'ayant rien à voir avec la chronologie de l'histoire. Vous obtenez Zerkalo. J'avais compris Donnie Darko, j'avais compris Perfect Blue, j'ai une idée à peu près claire de l'histoire de Mulholland Drive, mais là c'est trop pour moi.

23 .

>>22
Putain j'avais maté l'adaptation d'Il est difficile d'être un dieu de 2014. Même en ayant lu le livre j'ai rien compris. Visuellement ça rend quelque chose comme les visiteurs en noir et blanc.

24 .

>>22
Je crois que la seule manière d'apprécier les les films les moins accessibles de Tarkovski, c'est de ne pas trop les intellectualiser. Je me contente de les montrer à plein de gens différents quand c'est mon tour de proposer. À force de les voir un certain nombres de fois, peut-être par familiarité, je finis par trouver ça plutôt bien foutu, et même je peux m'imaginer le processus de création derrière.

25 .

>>22
Déjà, comme dans tous les films russes, appelez les personnages par des surnoms différents au gré de vos humeurs (Alexei/Aliocha, etc.). Ils font ça dans la vraie vie aussi. Imagine être complètement perdu parce qu'on te parle d'un Sasha alors que le type que tu as rencontré ce matin s'appelle Aleksandr.

26 .

>>25
C'est parce que Aleksandr a été déporté par Poutine et remplacé par un Sasha qui a pour mission de transformer ton pays en gigantesque bar à putes pour la queue diabétique de Gérard Depardieu.

27 .

Oupsi. C'est pas ici que je voulais poster.

28 .

>>27
tu es Shimmer ou tu es Shine ?

29 .

>>7
(suite)
DOULEUR ET GLOIRE
MELANCHOLIA
JESSICA FOREVER
#FEMALE PLEASURE
SIBYL
LES PARTICULES
ZOMBI CHILD
PARASITES
PERDRIX
LA FEMME DE MON FRERE
LE DAIM
GIVE ME LIBERTY
MIDSOMMAR
LES FAUSSAIRES DE MANHATTAN
LES DEUX AMIS
PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU
NE CROYEZ PAS QUE JE HURLE
CHAMBRE 212
JOKER
LES ESTIVANTS
MATTHIEU ET MAX
AD ASTRA
SEUL SUR MARS
LE TRAITRE
SORRY WE MISSED YOU
DR SLEEP
J'AI PERDU MON CORPS
NOTRE DAME
UNE VIE CACHEE
BRAQUER POITIERS
OCEAN

30 .

Lighthouse : Je te le conseille, rien que pour les tirades effrayantes du vieux marin.
Brooklyn Affairs : Rien de vraiment nouveau ou surprenant, tu l'auras oublié dans un an. Je te le déconseille.
À couteaux tirés : Si tu ne t'attends pas à une claque artistique, tu passeras un bon moment. Je te le conseille.

31 .

>>29
Tu peux t'épargner Le Daim.

32 .

>>31
C'était la (suite de la) liste des films que j'ai vus en 2019, donc ton conseil arrive trop tard. Il n'empêche que je n'ai pas trouvé le film déplaisant. Je l'ai préféré à Au Poste, par exemple.

Sinon ce soir, pour commencer l'année, je me suis fait une triplette avec Le miracle du Saint Inconnu, Le Lac aux oies sauvages et Seule sur la plage la nuit.

33 .

>>30
Lighthouse Tiens marrant, on me l'a conseillé récemment. Je voulais le regarder ce soir mais après avoir regardé Heat hier, j'ai voulu me faire un autre Michael Mann et j'ai visionné Collateral qui m'a beaucoup moins enthousiasmé. Sans doute demain du coup !

34 .

Des films russes

35 .

>>34
Текст?

36 .

Nostalghia > Stalker = Andrei Rublev > Solaris = L'enfance d'Ivan > Miroir > Le Sacrifice.
Les gens qui vous diront le contraire sont des pseuds.

37 .

Uncut Gems sur Netflix hier soir. Adam Sandlers étonnamment à propos, le film m'a éssouflé.

38 .

>>37
Vu hier soir. Je l'ai trouvé insupportable. J'ai été obligé de faire plusieurs pauses pour le finir.
J'avais bien aimé Good Time, par contre.

39 .

Je sais pas pourquoi j'ai regardé Perfect Mothers y'a peu de temps. Une pure merde de bout en bout avec une morale à la con.

40 .

>>38
Dans Uncut Gems le protagoniste est détestable. Il est en dérapage incontrôlé tout au long des péripéties qui se superposent à un rythme éffrénné et épuisant. Son magasin est minable, le personnage est minable, sa quête est minable.
Pourtant le culot d'une tête brûlée qui ne pense qu'à courir éperdument vers l'avant m'a tenu en haleine. Si c'est tout cela que tu as trouvé insupportable alors je considère que le film a été réussi car il me semble que c'était bien intentionnel.

41 .

>>40
Bof. Je suis le premier à défendre les films qui mettent le spectateur mal-à-l'aise et/ou dans l'inconfort, mais quand ça vaut le coup. Là ce coup-ci ça ne passe pas pour moi. J'ai trouvé ça trop grossier. Pour le rythme effrénée et épuisant, je lui préfère largement Good Time.

42 .

>>41
Ok je retiens Good Time

43 .

>>41
Pour le rythme effrénée et épuisant, je lui préfère largement Good Time. Je retiens. Pour ce même sentiment je conseille Miracle Mile, sans regarder le trailer ni le synopsis (de toutes façons à quoi ça sert?).

44 .

Hier j'ai vu Bone Tomahawk, c'était bien nul. Des personnages assez merdiques et creux (sauf le vieux), du gore grotesque pas de message normal, rien à dire.

J'ai aussi vu Badlands de Terrence Malick. Belle musique, belles images, mais c'est quoi ce scénario tout pété et ces personnages inconsistants? À chaque fois que je vois un film de Malick je me demane comment il a fait pour être autant surcôté. (oui je rage, et alors?)

Enfin Les Ghettos du Gotha, bon ça c'était marrant, on dirait un long épisode de Strip-Tease avec les Pinçon-Charlot.

45 .

pas de message normal, rien à dire. Je vois ce que tu as fait ici.
Belle musique, belles images Là je suis pas sûr.

46 .

>>45
C'était juste pourle trick global.

47 .

Il y a peu de temps j'ai vu Midsommar. Malgré le début très prometteur et certains passages très bien foutus, j'ai été déçu. C'est assez inconsistant. Dommage, j'en attendais sûrement beaucoup vu que j'avais adoré Hérédité (sauf deux trois passages un peu trop didactiques où on prend vraiment le public pour des neuneus).

J'ai vu her aussi. Pas mal, la fin m'a agréablement surprise tant elle me semble cohérente avec les questions que je me posais tout le long du film. Après je suis parti me branler sur des chats morts (que véganânone se calme, c'est une référence au film... Et en vrai, c'est moi véganânone...)

48 .

J'ai vu le remake turc du film coréen qui a fait chialer tout le monde. Ben, j'ai chialé. C'est très émotionnel.

49 .

>>48
Ça s'appelle comment ?

50 .

>>49
Kogustaki Mucize

51 .

>>50
Ça a l'air d'être une sacrée merde, anon me déçoit.

52 .

>>51
Sois déçu alors. Libre à toi de le voir ou non.

53 .

>>51
Il est très bien noté sur Imdb, mieux que l'original coréen.

54 .

Je viens de regarder Arès. Cliché du film de boxe avec cependant l'originalité de se passer dans une France cyberpunk, je l'ai trouvé sympathique.

55 .

J'ai regardé a la suite angel's egg et vampire hunter D.
J'aime toujours autant les designs d'amano.

Sinon je conseille néo tokyo / tales from the labyrinth qui est toujours aussi interessant pas loin de 30 ans aprés, c'est toujours bizarre de voir du proto akira.

56 .

>>55
du proto akira Wouah. Je suis allé voir quelques images et ça m'a rappelé que je voulais le voir après être tombé sur ce clip : https://youtu.be/mauV2NdCs60 (Lorn - Sega Sunset).
Merci de me rafraîchir la mémoire, Ânone!

57 .

>>55
>>56
Faut regarder ce qu'ont fait les différents réalisateurs, c'est top !

58 .

>>56
Lorn - 555 5555 est encore meilleur, avec en bonus un clip qui utilise le 3eme et non le 2eme court metrage.

59 .

J'aime Princesse Mononoké.

60 .

>>59
J'aimerais bien regarder Never Ending Man, le docu sur Miyazaki, mais je l'ai trouvé nulle part sur internet.

61 .

>>60
https://monova.to/C29A8EC355D93BBB589F43F1ABA...

En échange tu dois me trouver Tasha Tudor: A still water story ( https://www.imdb.com/title/tt6903444/?ref_=fn_al_tt_1 )

62 .

>>61
Torrent Ouais, merci quand même, mais tristement mon fournisseur n'accepte pas le torrent.
Et maintenant j'ai envie de voir ce film aussi.

63 .

>>61
Aucun serveur à cette adresse. C'est de l'oignon ?
>>62
Ton fournisseur de quoi ?

64 .

>>63
Aucun serveur à cette adresse. C'est de l'oignon ? Non, t'es juste en train d'utiliser un DNS censuré (probablement celui de ton ISP). Changes-en.

65 .

>>64
https://www.fdn.fr/actions/dns/

66 .

>>63
...ben, d'internet.

67 .

>>66
Gné ? Y'a des FAI qui bloquent le protocole torrent ?

68 .

>>64
Oh. Merci !

69 .

>>65
Ça marche pour débloquer sci-hub ?

70 .

>>67
Ils bloquent pas vraiment, mais s'ils le détectent ils me coupent internet. C'est un fournisseur public en partie utilisé par l'armée donc ils sont très à cheval sur la sécurité.

71 .

>>69
Oui

72 .

- The taste of tea
Film lent et poétique, je t'invite chaleureusement à le regarder. Si tu as grandi à la campagne, ou bien que tu y passais tes vacances d'été, il est possible que ce fil te touche.

73 .

>>50
Je l'ai regardé, et bien c'était vraiment bien.

74 .

J'aime énormément Tokyo Story (1953) de Yasujiro Ozu, un des rares films qui m'a vraiment touché.
J'ai téléchargé Shoplifters (2018), Kagemusha (1980), True Grit (2010), Pather Panchali (1955) et j'ai hâte de mater tout ça.

75 .

"Alice et le maire"
Alice intègre l'équipe municipale de la ville de Lyon pour aider un maire... qui est à cours d'idées. La situation initiale est excellente, mais le film n'exploite jusqu'au bout les propositions. Dommage j'adore les films politiques qui tentent d'aller voir ce qu'il se passe derrière la scène. Dans un autre registre plus comique et mordant le film "In the loop" a fait beaucoup mieux, et le bédé "Quai d'Orsay" est parfaite. Si vous avez d'autres références je suis preneur.

76 .

« Conjurer la peur ».

C’est un documentaire qui parle de l’expression par les images des idées politiques, et leur réutilisation et détournement, en prenant notamment pour exemple une fresque du Moyen-Âge qui exprime toute une théorie politique au travers de la métaphore de la corde, qui peut dans le bon gouvernement relier la justice et les gens, et dans le mauvais être utilisée pour contraindre et pendre. La fresque a elle-même une histoire, n’ayant été que partiellement conservée.

C’est basé sur les recherches d’un historien, et on peut l’entendre là :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-lu...
https://www.franceculture.fr/emissions/la-gra...

C’est intéressant, on voit des variantes d’idées de base qu’on a toujours aujourd’hui. Ça me rappelle en cela « Les Deux Corps du Roi » de Kantorowicz.

77 .

Splice. C'était de la merde.

78 .

Inside Job et The Big Short. Toujours aussi excellents au fil des visionnages.

79 .

Quelqu'un a regardé le documentaire Tfw No GF ? Ça n'a franchement pas l'air terrible, mais il paraît que l'un des "incels" interrogés est celui qui apparaît dans cette vidéo : https://m.youtube.com/watch?v=MOYoou3genk
Du coup, j'ai un peu envie de le regarder quand même.

80 .

>>79
Il faut être très très triste pour réussir à enchaîner autant de memes et de blagues intellectuelles sombres sans s'écrouler de rire. Le mec dans cette vidéo est vraisemblablement plutôt intelligent et créatif, et la place que nos sociétés lui donne c'est de merdeposter sur des planches à images et de n'être compris que par des individus dans des situations quasi-identiques.

Je n'avais pas entendu parler du documentaire dont tu parles, mais je vais probablement le regarder, ne serait-ce que parce que c'est un sujet important et tabou. Nos sociétés deviennent ridicules, on sevre presque tout le monde de socialisation de la petite enfance à l'âge adulte, on met en pièces les institutions et les structures qui assuraient la cohésion et la solidarité et on s'étonne de voir émerger de la dépression, du suicide et des incels.

On a tellement la tête dans le guidon qu'on gave nos troupeaux de dépressifs reclus de comprimés pour bricoler dans leurs cerveaux un simulâcre de ce qui se passerait naturellement si on les faisait manger ensemble deux fois par semaine (je grossis le trait volontairement et je suis conscient du rôle des médicaments pharmânon no réponse stp).

À part ça, je vous recommande le film My Dinner with Andre de Louis Malle.

81 .

>>80
plutôt intelligent et créatif, et la place que nos sociétés lui donne c'est de merdeposter Je ne vois pas où tu vois ça. Répéter des mèmes mis bout à bout en se cachant derrière le sempiternel "je suis ironique!" n'est ni intelligent ni créatif. Et non, ce n'est pas "la société" qui en fait un memelord décérébré, au contraire. Le type ne pouvait littéralement pas avoir une meilleure position sociale aux USA.
c'est un sujet important et tabou Mais mdrr d'où? Mauvaise plaisanterie.

82 .

>>81
Et non, ce n'est pas "la société" qui en fait un memelord décérébré Du coup qu'est-ce qui a fait de lui un « memelord décérébré », de ton point de vue ?

83 .

>>81
Déterminisme social sélectif ?

84 .

>>82
Sa propre volonté d'en devenir un. Je suppose que le mélange de posture ironique et de sensation d'appartenir à un club secret lui permet de concilier son complexe de supériorité et la réalité de sa condition. D'où le fait qu'il considère comme possible de déblatérer des conneries sans queue ni tête devant une journaliste(?) sans avoir l'impression de se ridiculiser, et que des mèmeurs s'extasient dans les commentaires. Je n'y connais pas grand-chose en sociologie, donc si socio-kun a une analyse plus rigoureuse je suis preneur.
Seulement ce n'est pas la première fois que je lis ici des posts parlant des incels comme de pauvres victimes aliénées de la société, et ça commence à me courir sur le haricot. Pour avoir passé mon temps sur /r9k/ à l'époque du robot, la première caractéristique qu'ont en commun les incels c'est la conviction absolue d'être trop bien pour ce monde.

85 .

>>80
on sevre presque tout le monde de socialisation de la petite enfance à l'âge adulte, on met en pièces les institutions et les structures qui assuraient la cohésion et la solidarité Je ne comprends pas à quoi tu fais allusion.

86 .

>>81
J'ai utilisé le terme "imbécile" pour décrire des commentaires bien plus intelligents que le tien.

87 .

>>84
Pas socio-kun, mais il me semble que justement en sciences sociales la "propre volonté" ou le "libre arbitre" ne sont pas des paramètres à prendre en compte.
Déjà il faut définir le fait social : les incels sont-ils un fait social ? Rien que le fait qu'ils se soient baptisés ainsi et qu'ils aient plusieurs communautés sur internet tendrait à prouver que oui.
Ensuite, il faut analyser les causes de ce fait social :
- des célibataires masculins se rencontrent sur internet et constatent qu'ils arrivent pas/peuvent pas rester en relation durable avec des femmes.
Personnellement je vois plusieurs facteurs sociaux à l'avènement des incels :
- Internet obviously. Sans lui ils ne sauraient pas qu'ils sont aussi nombreux.
- la progression de l'autonomie sexuelle des femmes. Elles ne sont aujourd'hui plus obligées de se marier, même si elles sont enceintes. Elles peuvent aussi choisir leur conjoint avec plus de liberté qu'auparavant. (Et c'est tant mieux.)
- la mauvaise éducation des hommes, pour beaucoup encore dans le zeitgeist où l'homme est roi à la maison, où leur plaisir passe en premier.
- l'imperméabilité genrée des activités ; quelles sont les occasions de rencontrer des membres de l'autre sexe ? À quoi faut-il s'attendre quand on reste devant son ordi/console à jouer aux jeux vidéo ?
Mais j'aimerais bien avoir l'avis de socio-kun.

88 .

>>84
>>87
Par "sa volonté d'en devenir un", je pense qu'il faudrait davantage mettre l'accent sur l'espèce de feedback loop qui s'installe affectivement. En adoptant les codes culturels et politiques, il permet de rationaliser ses difficultés dans une vision du monde (ensemble de représentations) et de se sentir meilleur avec soi-même en plus de l'espèce de flex de cool kid.
Après le fait d'être un loser et nul avec les femmes, ça vient d'ailleurs, oui. Je pense pas que ça soit de leur faute, il n'empêche qu'ils sont dangereux.

89 .

>>88
Ce genre de mécanisme de rationalisation pour éviter de se remettre en cause est courant, il doit bien y avoir un effet avec ce nom ?
Aussi, je découvre qu'il existe aussi WGTOW. Mais elles ont plus l'air d'être des célibataires volontaires, au contraire de MGTOW.
Dire que les incels sont dangereux, tu enfonces des portes ouvertes, je me demande quelle partie de la culture masculine ne l'est pas. Rien qu'aujourd'hui y avait un fil sur twitter qui expliquait comment violer une femme sans risque.

90 .

Ce genre de mécanisme de rationalisation pour éviter de se remettre en cause est courant, il doit bien y avoir un effet avec ce nom ? Quelque chose quelque chose Éthique 3 proposition 13 : "Quand l'âme imagine des choses qui diminuent la puissance d'agir du corps, elle s'efforce, autant qu'il est en elle, de rappeler d'autres choses qui excluent l'existence des premières."

91 .

>>90
T’aurais dû citer en latin pour un maximum d’effet grocervo.

92 .

>>84
Sa propre volonté d'en devenir un. Je suppose que le mélange de posture ironique et de sensation d'appartenir à un club secret lui permet de concilier son complexe de supériorité et la réalité de sa condition. Et selon ton il vient d'où, ce complexe de supériorité ?

93 .

>>92
Mauvaise estime de soi par d'autres facteurs, frustration et impossibilité de trouver d'autres façons de se sentir progresser, en tout cas à l'instant t.

94 .

>>92
il vient d'où, ce complexe de supériorité ? Je dirais de sa condition d'homme blanc de classe moyenne aux états-unis. Pour peu que son éducation soit allée dans ce sens, ça pourrait être l'origine de ce complexe et de la conviction que le monde lui doit la vie qu'il désire.

95 .

>>94
Pourquoi lui et pas un autre ? Il y a des millions d'homme blanc de classe moyenne aux états-unis, tout au plus des milliers d'incels.Il y a d'autres déterminations, pour moi c'est sans doute comparable à ce que bourdieu étudie dans "le bal des célibataires" : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bal_des_c%C3... Être blanc de classe moyenne (quoi que ça veuille dire) aux États-Unis, c'est pas pareil dans une école preppy ou dans un community college et si on a des parents d'un certain milieu, c'est pas pareil qu'un autre.

96 .

>>93
>>94
Ça me semble être des facteurs qui sont générés par la société, non ?

97 .

>>96
Quoi ? La société génère des facteurs ? Je croyais que c’était la Poste !

98 .

>>97
La Poste est une société.

99 .

>>96
Bien sûr que oui, rien n'existe hors de la société à vrai dire.

100 .

>>99
Si. Il y a Ânon.

101 .

>>100
Ânon n'est pas un empire dans un empire.

102 .

Heureux d'avoir lu/rattrapé tous vos postes, la chute >>98 est vraiment bonne.

103 .

J'ai vu Beats, un film écossais qui parle de rave parties, de techno, d'adolescence et de classes populaires britanniques des années 90. C'était vraiment très bien.

104 .

Ici >>79 j'ai fini par le regarder. La musique a été faite par Ariel Pink et John Maus, c'est un point fort du film. Sinon, ce n'est pas vraiment sur les incels, les sujets interrogés sont tous plus ou moins des e-celebs de twitter, à différents degrés. Ils sont passés par 4chan, mais ils sont pas représentatifs des anons. À partir du moment où ils ont un compte twitter, c'est que leur égo n'est pas complètement mort, ce ne sont donc pas les vrais hikki purs et durs que j'espérais rencontrer. Ils ne sont pas non plus représentatifs des incels en général, une population qui est sûrement bien plus « normale » et discrète que les personnes narcissiques interrogées dans le film. Cependant, ce film était quand même intéressant pour une raison que je n'attendais pas : il montre un aspect de la société américaine qu'on ne voit pas souvent filmé en vrai. Je pense surtout aux jumeaux passionnés d'armes à feu et au texan avec son chapeau de cow-boy. En les entendant raconter leur vie, j'avais presque l'impression de les comprendre. Bref, il ne faut pas voir ce film comme un documentaire sur les incels, mais plutôt un documentaire sur l'Amérique.

105 .

À partir du moment où ils ont un compte twitter, c'est que leur égo n'est pas complètement mort, ce ne sont donc pas les vrais hikki purs et durs que j'espérais rencontrer. lol

106 .

J'ai vu Post Tenebras Lux. Deux scènes très violentes arrivent sans prévenir, sinon ça passe pas trop mal.
Le côté arty du film m'a choqué au début, mais en fait c'est vraiment beau.
Le seul thème que j'ai pu trouver en commun dans quasiment toutes les scènes est la masculinité toxique.
En tout cas ça me fait marrer que des critiques ciné encensent des films comme Eraserhead et pas celui-là alors que c'est conceptuellement très proche.

107 .

J'ai enfin vu Tenki no ko (Les Enfants du temps) et je le trouve vachement bien. Ça gueule pas mal parmi les fans que "c mw1 bi1 que Kimi no na wa" mais moi je trouve pas, et je trouve que c'est un peu réducteur de le comparer simplement à Kimi no na wa. En gros, c'est le même réalisateur, la même équipe technique, et les mêmes musiciens, donc oui, c'est sûr, il va y avoir des similarités. D'autant plus que Shinkai a fait peu de gros succès, alors que Kimi no na wa a été un carton planétaire (anime japonais le plus rentable de l'histoire, devant Miyazaki).

Mais voilà, spoil: bien que ce nouveau film n'ait rien à voir avec Kimi no na wa, y a un caméo des personnages, les 2. Et ce caméo ne nous apprend rien sur les personnages. Pourquoi sont-ils là ? Ma théorie, c'est que Shinkai savait que son film allait être accueilli comme un Kimi no na wa 2, et a mis ces personnages pour dire "ok, oui, Kimi no na wa c'était bien, et on a tous envie de savoir ce qui se passe pour les personnages après la fin du film, mais là c'est pas Kimi no na wa 2. On est dans un autre film."

Et du coup, je le trouve très bon, tout simplement. Est-ce qu'il est aussi bien que Kimi no na wa ? Ben, c'est pas le même film. C'est pas comparable. C'est juste un bon film en soi. Et les musiques sont trop stylées putain.

108 .

Hier j'ai regardé « Merci Patron ! ». Je croyais que c'était un "film à grosses idées" et si j'ai été un petit peu déçu de voir que c'est en fait une simple farce jouée à Bernard Arnault j'ai tout de même passé un bon moment.

Après ça j'ai regardé « Disclosure », où des personnes trans parlent de la représentation des personnes trans au cinéma. Pas de grande révélations ici non plus mais j'ai été frappé de voir à quel point le concept d'identification aux personnages revient. Du coup je me demandais, est-ce que vous vous identifiez aux personnages que vous voyez à l'écran ?

109 .

>>108
est-ce que vous vous identifiez aux personnages que vous voyez à l'écran ?
Pas vraiment, mais il y a tout de même des personnages qui vont me marquer et sûrement changer ma façon d'être sur le long terme.

Après, bizarrement, j'ai plus de facilité à m'identifier aux personnages dans des romans ou des bd.

110 .

>>108
Pas directement mais je pense intégrer de façon inconsciente des valeurs/jugements en général des médias.

111 .

>>110
>>110
Pour détailler un peu, je pense que si on ne voit jamais de personnage principal noir ou féminin, c'est pas ça qui empêchera les gens de s'identifier au main protag (sur d'autres déterminations de personnalité) mais ça envoie tout de même un certain message qui est intégré de façon large et non-réfléchie.

112 .

Vu récemment 2 Gaspar Noé :
- Seul contre tous ; je pense que j'ai jamais vu aussi bien illustrée en film un point de vue d'un prolo en état de solitude extrême. On s'attend tous à une fin où le mec tue tout le monde et quand on pense y assister on se prend une claque encore plus grande dans la gueule. La politique française en prend pour son grade mais ce qui est fascinant c'est qu'on perçoit comment les politiques publiques font augmenter le vote FN. Recommandé mais faut avoir le cœur bien accroché.
- Enter the void ; la réalisation est encore une fois impeccable, le jeu des acteurs est par contre bien plus critiquable que dans Seul contre tous (quelle idée de tourner en anglais quand on ne parle pas la langue). C'est à mon avis un film expérience à voir au cinéma avant tout, même en 1080p ça ne rendait pas justice à la péloche numérique. Autre point faible, la musique, noyée dans un traitement sonore la rendant indiscernable la moitié du temps, ou tout simplement mal composée/choisie (preuve de plus que Bangalter est un escroc). Par contre, les images sont un tel trip. On n'est pas passé loin du chef d'œuvre.

Je me garde Climax au chaud mais je regarderai pas Irréversible car je pense pas avoir les tripes. Noé est très très fort mais son regard hyper-sexualisé des femmes le rend problématique, et encore je parle pas du pire pour ne pas spoiler.

113 .

>>112
(preuve de plus que Bangalter est un escroc) Je le prenais pas pour un escroc, c'est quoi les autres preuves ? Il m'avait l'air normal.
Je me garde Climax au chaud mais je regarderai pas Irréversible J'ai jamais regardé de Gaspard Noé mais il paraît que Climax est pire qu'Irréversible.

114 .

>>113
c'est quoi les autres preuves ? Aucune à part mon sentiment qu'il est pas aussi bon musicien que ses ventes de disque ne le laisseraient supposer.
Sur le 1er Daft tu as 4 ou 5 tracks correctes, sur le 2ème peut-être plus mais quand tu entends les morceaux dont les samples ont été extraits ce n'est même pas du remix, c'est du pillage.
Humans after all est une merde sans nom (plus personne ne l'écoute aujourd'hui, étonnant non ?), le dernier album je préfère pas en parler.

115 .

>>114
T'avais quel âge à la sortie du premier album? Moi j'avais 7 ans, je crois que c'est la raison pour laquelle j'adore Homework et Discovery dans leur entièreté.

Concernant le sujet du fil, j'ai vu "La Cravate" avant le confinement. Un documentaire qui suit un jeune militant du FN qui cherche a faire une carrière politique.
C'est très bien filmé, très bien écrit et j'ai trouvé que le docu ne partait ni en complaisance ni en attaque frontale. Bref, un résultat très honnête et c'est ça qu'est beau.

Après le confinement, pour soutenir le petit ciné à côté de chez moi je suis allé voir "Cyrille, 30 ans, du beurre, des vaches, des dettes" (c'était ça ou Sonic). Et autant la situation du protagoniste vaut le coup d'être montrée, autant la forme du docu est vraiment médiocre.
À part quelques belles images, le reste est filmée de manière amateure, la musique cherche à en faire des caisses pour combler les trous et le montage n'est pas très clair. Tout ça pour finir sur un texte avec un dernier plan qui s'étiole alors que le message du film devient vraiment redondant aux deux tiers (il ne dure que 1h25 pourtant). Bref le fond est intéressant, la forme est nulle.

116 .

>>113
Ah bordel je cherchais le titre de ce film. J'ai vu Irréversible sans savoir à quoi m'attendre.

117 .

>>114
>le dernier album je préfère pas en parler Ah oui, j'ai oublié de dire sur /a/ que j'avais réussi à aimer leur bo de Tron. Putain quelle purge en fait.
>>115
Pas >>114 donc, mais moi aussi j'avais 7 ans en 2001. N'empêche que je préfère largement Homework.

Vous avez vu "Au Poste" de Dupieux ? J'aime ni sa musique ni ses autres films, mais la bande annonce est sympa.

118 .

>>117
Vous avez vu "Au Poste" de Dupieux ? Oui, et je ne l'ai pas aimé. J'ai trouvé l'humour trop potache, ça faisait très "sketch Youtube" (le fait qu'il y ait Grégoire Ludig n'y est pas étranger je pense). Et le côté absurde de Dupieux apportant un petit "twist" au film semble ici plus artificiel, et ne le sauve pas.
Je ne suis pas non plus un grand fan de Dupieux, même si je regarde la plupart de ses films par curiosité (qu'est-ce qu'il nous a encore inventé cette fois-ci ?). Parmi ses films récents, j'ai été agréablement surpris par Le Daim (même si >>31 n'est pas d'accord avec moi).

119 .

>>115
J'avais 14 ans et déjà casse-couilles pour mes goûts musicaux.
Et j'ai oublié de dire que Bangalter est nul avec une 303.

>>117
Vous avez vu "Au Poste" de Dupieux ? J'aime ni sa musique ni ses autres films, mais la bande annonce est sympa. Il fait partie des 3 films de lui que je trouve bon (mais j'ai pas vu le Daim), avec Réalité et Rubber.
Faut aimer le huis clos, l'absurde et Benoît Poelvoorde.

120 .

>>119
déjà casse-couilles pour mes goûts musicaux Aaah, d'accord, c'est pour ça:^)

121 .

Ayé j'ai vu Climax, s'il semble le moins "révolutionnaire" des 3 Noé que j'ai vu c'est aussi le meilleur d'un point de vue montage, le tempo est préservé tout au long du film (ce qui n'est pas le cas dans SCT et ETV).
L'utilisation de la musique est top aussi, mention spéciale au passage avec Rollin' & Scratchin' et Windowlicker.
Les acteurs - non professionnels - font mieux que les acteurs d'ETV, comme quoi si un réal comprend pas la langue parlée il peut pas juger de la qualité de l'acting (rimembère Tarantino et Mélanie Laurent).
La danse dans ce film est vraiment top-niveau en plus, honnêtement c'était un kiff à regarder.
Pour ce qui est de la violence, je dirais que c'est clairement plus supportable que SCT et ETV (et donc qu'Irréversible j'imagine).
En revanche si vous croisez Noé IRL je vous conseille de vous en éloigner très rapidement, surtout si vous êtes sa sœur. Trop de red flags avec ce type. J'en suis presque à mettre sur la page imdb de chacun de ses films : "Director trademark : Incest".

122 .

Franchement, tu peux regarder Irréversible sans risque. Je crois qu'il a surtout été plus médiatisé que les autres, ce qui a provoqué plus d'outrage envers les quelques scènes violentes (qui ne sont pas plus graphiques que ce qu'on peut voir dans, au hasard, Game of Thrones). Il vaut le coup d'être regardé.

123 .

>>121
Trop de red flags avec ce type. Je pense surtout qu'il cherche toujours à entretenir un côté subversif, et donc utilise des sujets un peu tabous pour ça.
Au final, ce qui m'a le plus choqué dans le film ce sont certaines discussions au début, d'un grande violence à l'égard des femmes.

124 .

>>123
Au final, ce qui m'a le plus choqué dans le film ce sont certaines discussions au début, d'un grande violence à l'égard des femmes. Absolument. Parmi les redflags, sa tendance à ne voir les femmes que sous l'angle sexuel.
Et sur 3 films que j'ai vus il y a trois fois de l'inceste :/
Bref je pense que j'ai fait le tour de Noé.
Après qqs jours de réflexion je sais pas si je veux plus m'infliger d'épreuves pour voir ses films qui, même si ils sont artistiquement réussis, propagent des thèmes controversés uniquement pour faire parler de lui et pas pour soulever de véritables questions.
Le fait qu'il ne comprenne pas que le film sur lequel il a le moins travaillé soit celui qui ait eu le plus de succès critique montre probablement qu'il ne comprend pas ce qu'il fait.
Moralement je me demande quoi conclure de Climax aussi. "Les drogues c'est mal" ? "Il ne faut que quelques µg de LSD pour transformer des jeunes en sauvages" ?
Le message moral de Seul contre tous : "la vie est une chienne" ? Super merci gros j'avais pas besoin de toi pour le savoir.
Le message moral de Enter the void : "la drogue c'est mal" ? "nique ta sœur" ?
En fait y a rien d'irrévérencieux dans tout ça. Ça peut même être vu comme conservateur.

125 .

:/ 15 minutes, tes affaires, mon UF. Oh att-

126 .

>>121
je vous conseille de vous en éloigner très rapidement, surtout si vous êtes sa sœur.
Héhé hoho, l'acrim est drôle ces jours

127 .

>>125
J’ai nostalgié.

128 .

>>121
https://www.youtube.com/watch?v=eLGdRdtbNdE

129 .

>>128
J'ai toujours eu du mal avec Jordree, mais ça c'était plutôt cool.

130 .

>>129
Ça c'est pas mal dans la lignée de ce qu'il a fait avec La Nuit Avant le Jour, si t'en veux plusse il y a
https://www.youtube.com/watch?v=oM6jLQHdmiM
https://www.youtube.com/watch?v=Ad7sVDbq91k
https://www.youtube.com/watch?v=Vm9Cjn4pnfg
https://www.youtube.com/watch?v=UbuF3veaYCA

131 .

>>130
Merci pour les rèques.

132 .

Je viens de re-regarder Upstream Color de Shane Carruth, tout aussi sublime qu'il y à 7 ans. Je découvre aussi que tous ses projets sont tombés à l'eau. Un peu triste.

133 .

Once upon a time in Hollywood de Couenne-Teen Tarantino (2019)
Quelle déception mes amis. Après the Hateful Eight, bon Tarantino après des années de disette, nous avons ici droit à un hommage au Hollywood des 60s certifié sans scénario.
Prade Bite et Di Capriccio forment un duo pas vraiment convaincant alors que des scènes nostalgiques ou gênantes s'enchaînent. Comme dans Inglorious Basterdz, QT veut réécrire l'Histoire.
En faisant de Bruce Lee un individu querelleur, prêt à se battre sur un plateau de tournage pour un prétendu honneur blessé.
En donnant à Margot Robbie un rôle de potiche qui n'a quasiment aucun lien avec l'histoire principale, mais qui est pourtant l'argument de vente principal du film.
En faisant de Prade Bite son personnage-caution contre les abus sur mineurs, où dans une scène surréaliste d'auto-stop un meurtrier conjugal refuse une fellation, alors que le cul de l'auto-stoppeuse mineure est montré en gros plan pendant plusieurs dizaines de secondes.
Cerise sur le gâteau, on a même droit au personnage de Polanski, qui n'apporte rien à l'intrigue (il n'y a pas d'intrigue dtf) mais pourquoi pas, hein, c'était le bon temps ?
Tarantipodo (Tarantipédo ?) confirme comme cinéaste surévalué. Il est temps qu'il laisse la place, le retour du huis clos de TH8 a terminé son cycle comme celui de RD l'a commencé, il est temps de passer à d'autres cinéastes, qui ont des choses à raconter, eux.

134 .

>>132
J'ai vu ce film il y a longtemps, je n'ai rien compris. Il est encore dans mon disque dur, au cas où.

135 .

>>134
J'ai commencé à taper une explication mais Wikipédia fait bien mieux que moi dans la section Plot et Themes : https://en.wikipedia.org/wiki/Upstream_Color .

136 .

>>135
C'est gentil Ânon•e, mais comme je l'ai vu y'a super longtemps, je vais pas comprendre ce que dit wiki non plus. Je vais devoir le revoir.
Mais merci, ça fera un mystère de moins dans ma vie!

137 .

>>133
J’ai vomi.
On dirait du HuffPost ou un vulgaire magazine féminin.

138 .

>>137
Pas 133, mais t'écris vraiment comme un jvchien. Roule deux ou trois de ces "vulgaires magazines féminins" et bouche toi la gueule avec.

139 .

>>138
Salé.

140 .

>>139
Ça se confirme t'écris vraiment comme un jvchien.

141 .

>>137
Pauvre petit flocon

142 .

"Possession" (1981) de Zulawski avec Isabelle Adjani et Sam Neill
Même si le titre paraît explicite et qu'on s'endort un peu dans la première heure, ce film est une putain de montagne russe.
Je réfléchis encore à ce que je viens de voir et je sais pas si j'arriverai à tout comprendre de la bobine mais c'était une expérience que je recommanderais à tout spectateur voulant être surpris.
Le lieu inhabituel (Berlin avant la chute du Mur), les acteurs parfaits (Adjani en fait parfois un peu trop mais fait souvent très bien, Neill est quasiment au niveau de L'Antre de la folie), les surprenants rebondissements, les effets spéciaux des 80's qui passent toujours bien aujourd'hui, on part d'une banale histoire de divorce pour bifurquer vers le fantastique/horreur jusqu'à un final qui laisse bouche bée.
J'avais jamais entendu parler de ce film, si vous avez l'occasion de le baiedespirater je vous le conseille.

143 .

>>142
Si je me souviens bien, j'avais lu un article de slate y'a pas longtemps qui encensait ce film. Avec ton post, je pense peut-être bientôt le voir. À quel niveau d'horreur ça se situe ?

144 .

>>143
C'est difficile de quantifier l'horreur parce qu'on n'est pas tous terrifiés par les mêmes choses.
Je pourrais te dire que niveau gore on est au-dessus d'un Cronenberg mais au-dessous de Massacre à la Tronçonneuse.
Niveau violence psychologique (sur moi) j'ai eu l'impression d'être moins malmené que dans Climax de Noé par exemple.
J'hésite à dévoiler plus de choses, c'est dur de rien divulgâcher.

145 .

J'ai regardé Merci Patron, le film d'un député LFI. Il cherche à piéger Bernard Arnault en prenant la défense d'un couple de chômeurs licenciés par LVMH qui n'ont toujours pas retrouvé de travail quatre ans plus tard. La solution du député : faire chanter Arnault en le menaçant de tout casser à ses journées portes-ouvertes s'il ne fait pas immédiatement un chèque de 30000€ au couple. Le film est amusant, avec un esprit gauche-musette-machine-à-traire bon enfant, des barbecues et des chansons contestataires accompagnées à l'accordéon. Mais j'ai du mal à discerner la morale du film. Si il existe une vraie solution au problème, il faudra la chercher ailleurs.

146 .

>>145
Ruffin se donne aussi beaucoup en spectacle il me semble ? C'est une critique souvent faite au film que je n'ai pas vu.

147 .

>>145
menacer de tout casser à ses journées portes-ouvertes il faudra chercher la solution ailleurs Pourquoi? Je n'ai jamais vu le film, mais on écarte pas une solution qui marche. En tout cas, pas si on veut mener à bien l'objectif.

148 .

Je viens de regarder "Unnatural Selection". Je n'ai jamais rien vu de plus cyberpunk et pourtant c'est un documentaire.

149 .

Gravity, autant les images sont fantastiques et Sandra Bullock est parfaite, autant l'histoire est très bof.
Après tu vas voir sur internet et tu constates que 80% des trucs qui se passent dans le film sont physiquement impossibles.
Bref si vous êtes fans de l'espace je vous conseille de regarder mais c'est à double tranchant, vous allez peut-être rager.

150 .

>>149
Ah bon ? Il m’avait au contraire semblé très réaliste. Pourtant je suis justement fan de l’espace.
Tu aurais des exemples ça m’intrigue du coup.

151 .

>>150
Ben en vrai, la Terre est plate et dans le film ils la montrent ronde. C'est physiquement impossible. Si la Terre était ronde, les gens et les animaux et l'eau tomberaient dans le vide dès la ligne équatoriale. J'avais unDOI qui prouvait ça mais j'ai la flemme de le retrouver.

152 .

>>151
Ah ok.

153 .

>>152
Ben oui.

154 .

>>150
Globalement c'est sur imdb mais :
- l'utilisation de l'extincteur dans l'espace aurait dû mettre Ryan en rotation
- se détacher de la structure métallique tournante aurait dû être une erreur car la vitesse de rotation est transformée en vitesse d'éjection
- Kowalski aurait dû connaître Stone mieux que ça
- Kowalski n'aurait pas dû sortir d'Explorer car il est le capitaine de la mission
- les cadavres devraient être gonflés à cause du vide spatial
- lors de la ré-entrée dans l'atmosphère la capsule aurait dû se mettre en mode ultra-rotation
- jamais Stone se relève comme ça au retour d'un voyage en 0g surtout après les montagnes russes qu'elle vient de se prendre
- je suis sûr qu'il y en a plein d'autres

155 .

>>154
- J'oubliais les COUCHES. Quand Stone enlève sa combi elle est en sous-vêtements mais en fait non quand tu fais une sortie spatiale t'as une couche
- Les stations spatiales ne sont pas à la même attitude
- pas besoin de satellites ppur communiquer avec ISS

156 .

>>154
- l'utilisation de l'extincteur dans l'espace aurait dû mettre Ryan en rotation Pourquoi donc ? Le liquide tourbillonne dans la bouteille ?

157 .

>>154
>>155
OK merci, il faudra que je le revois à l'occasion.
Je l'avais vu à l'époque en 3D au ciné et j'avais passé un bon moment.

158 .

>>156
Non, ça fait une rotation par rapport à ton centre de gravité, c'est une question d'absence de point d'appui.

159 .

>>156
Une meilleure explication après avoir réfléchi : l'axe de la poussée d'une fusée contient le centre de gravité de la fusée. Imagine que tu fais légèrement tourner les réacteurs pour décaler cette axe : tu dois visualiser la fusée en train de tourner. C'est pareil pour l'extincteur. Si Stone ne le tient pas du bout de ses bras tendus au-dessus de sa tête, dans l'axe de son centre de gravité (son nombril à peu près) ça va la faire tourner.

160 .

Je viens de voir Tenet de Nolan. Très bien, comme tous les Nolan que j'ai vu (sauf Le Prestige qui pue bien la merde, je trouve).

161 .

>>160
Nolan sort tout le temps le même film mais monté à l'envers et refuse les effets spéciaux de synthèse alors il fait ça "en vrai", ça coûte juste 150x le prix normal alors que visuellement ya aucune différence, voire contreproductif, cf le big guy 4 u

162 .

>>161
Ça me rappelle l'histoire de Burt Reynolds qui veut à tout prix faire une cascade en canoe dans Délivrance plutôt que d'utiliser un mannequin parce que ça rend nul. Il fait sa cascade, se pète le coccyx et tombe à l'eau. Lorsqu'il demande au réal si ça rendait bien, si ça vallait le coup : "Non, on aurait dit un mannequin dans un canoe".
Burthurt.

163 .

Je viens de regarder Le Mans '66 à la téloche. C'était vraiment très bien.

164 .

Permanent Green Light. J'imagine que j'ai 15 ans de trop pour trouver ce film profond.

165 .

Ici >>164
Décidément, c'était une mauvaise semaine pour les films : j'ai vu également Okja et Tenet, et ne les ai pas du tout aimés.

166 .

À ceux qui ont vu Tenet: est-ce qu'il vous à niqué les oreilles à vous aussi ? J'ai été obligé de mettre mes écouteurs intra-auriculaires pendant toutes les scènes d'actions pour ne pas trop souffrir.

167 .

>>166
Pas vu mais j'ai lu plus d'une dizaine de messages dont un projectionniste qui se plaignait que le film est ultra fort et mixé avec le cul.

168 .

John Wick

169 .

Heat de Michael Mann (1995) : j'étais légèrement hypé par l'alliance De Niro Pacino et la note extrêmement élevée sur imdb.
Quelle ne fut pas ma déception quand j'ai constaté qu'il s'agissait d'un film d'action tout ce qu'il y a de plus banal.
En fait pas si banal que ça : revoir ce film aujourd'hui est intéressant pour voir à quel point les mentalités ont changé.
Les femmes dans ce film ? Des potiches qui empêchent de faire le boulot ou qui réclament plus de fric dont la volonté ne doit pas être respectée. Les hommes ? Des chiens aboyeurs qui veulent montrer qu'ils ont raison en utilisant la seule arme qu'ils connaissent, la violence.
De Niro et Pacino n'ont que deux scènes ensemble, et elles sont extrêmement mauvaises.
Si vous voulez voir un exemple de film à masculinité toxique, je pense que Heat est parfait. MasculinHEATé toxique quoi.

I'm thinking of ending things de Charlie Kaufman (2020) : à éviter si vous êtes dépressifs. Trop longue bobine netflixienne qui contient des dialogues absolument au top sur l'identité, le couple, le vieillissement, le succès. Le film met hélas beaucoup de temps à démarrer (25 minutes), mais on sent qu'on est en territoire lynchien donc ça passe. Si vous êtes habitué des films du Lynch vous verrez venir le twist final. Si chez DL on a des personnages qui sont généralement rongés par la culpabilité, ce n'est pas le cas ici. On est plutôt dans la tristesse de ne pas avoir "réussi", et si on est loin des envolées masculinistes de Heat, les quelques répliques féministes sont rendues obsolètes par le twist, et on a l'impression qu'on nous vend la même merde. Le succès, la renommée, l'argent, être le plus intelligent, vivre en couple hétéro, c'est "le bonheur", et si on ne l'a pas, on doit être triste, seul, malheureux. Il n'y a aucune remise en question de la vision du bonheur hollywoodienne. (Je n'ai pas lu le bouquin dont le film est adapté mais pas mal de ses lecteurs ont l'air de dire que les déviations filmiques n'apportent rien et je serais assez d'accord, la dernière scène est assez dure à supporter après avoir pris 2h15 de dialogues baddés dans la gueule, mais les messages du film et du bouquin ne m'ont pas l'air fondamentalement différents, ils sont juste délivrés autrement).
Et c'est ça qui rend le film malaisant en fait. On sent qu'il veut être original mais il reste dans le même paradigme hollywoodien que les autres.
Malgré tout c'est un film qui m'a fait réfléchir et pour ça je remercie M. Kaufman.

170 .

>>169
C’est un copié-collé ou c’est de toi ?
(J’ai peur de la réponse)

171 .

>>169
Des mains de mec blanc ont écrit ça.

172 .

Midsommar, le film montre très subtilement les petites modifications visibles du réel lors des trips sous champignons. Dans son montage il reproduit très bien l'expérience du choc traumatique qui coupe le souffle et éstomaque et les conséquences qui en découlent : la perception du temps modifiée, sidération.

173 .

>>172
Je vais regarder ça. La classification en « folk horror » par Wikipédia éveille ma curiosité.

174 .

Je viens de regarder Contact(1997), eh ben c'était excellent.

175 .

>>173
N'hésite pas à partager tes impressions !

176 .

Das Boot (1981)
Premier film de sous-marin que je vois, apparemment c'est aussi le meilleur mais wow.
Cette plongée dans un U-Boot en 1941/2 de 3h30 est extrêmement immersive et divertissante. De l'aveu de plusieurs sous-mariniers professionnels, jamais la vie en sous-marin n'a-t-elle aussi bien été transcrite à l'écran. Et pas n'importe quels sous-marins, il faut voir de quelle technologie disposaient les Allemands à l'époque. Le sous-marin plonge difficilement sous les 150m, ils n'ont pas de radar, pas de GPS, pas de douche, ils ne peuvent faire le point qu'en surface avec un sextant, old-school. L'atmosphère oppressante de la boîte de conserve est très bien rendue, on ressent la saleté, la chaleur et l'humidité en se baladant dans le couloir du submersible (filmé avec un bricolage maison, avant l'invention de la steadycam). Les acteurs fournissent une performance exceptionnelle, il y a peu de dialogues mais lire sur leurs visages suffit. Mention spéciale au capitaine "Sutter Cane".
Le point un peu douteux du film réside dans le fait que la xénophobie des nazis ne transparaît pas du tout.
La haine envers Churchill et leurs adversaires est bien là, mais pas plus que des soldats ordinaires détesteraient leur ennemi.
On voit des officiers critiques de leur commandement et de leur leader suprême, incapables de prendre en compte leurs retours. En cela ils ressemblent à beaucoup d'individus faisant partie d'une administration (privée ou publique), et on ne peut pas s'empêcher de fraterniser avec eux lors des épreuves qu'ils subissent.
Bonne bobine.

177 .

>>169
Je viens de voir I'm thinking of ending things et si par dernière scène du film tu entends la scène de théatre j'ai pas l'impression que ça vende l'idéal de réussite hollywoodiens et si tu es en désaccord je serais intéressé de lire pourquoi.
Grosso modo je l'ai bien aimé mais c'est pour moi l'un des pire films sur lesquels Kaufman a travaillé: Synecdoche New York > Being John Malkovich > Adaptation > Anomalisa >= I'm Thinking Of Ending Things > Eternal Sunshine.

178 .

>>177
C'est pas que la scène finale qui vend l'idéal de réussite hollywoodien mais tout le film.
L'interprétation que je retiens c'est que tout se passe dans la tête du nettoyeur de la high school, il n'a jamais eu de petite amie, il a rencontré une meuf une fois au vendeur de glaces qui lui a donné son numéro de téléphone, mais elle n'a jamais répondu à ses appels. Il rêvait d'être un type super pointu dans son domaine, physique quantique ou biologie ou cinéma, et que sa petite amie soit comme lui, mais en réalité il est nul en tout et n'a jamais eu de petite amie.
La scène finale est pour moi super lourde :
- sur la forme, avoir un truc chanté après plus de 2h de films ça ne passe pas chez moi.
- sur le fond, il y a une déviation avec le livre, car le titre est prononcé par le nettoyeur. (Dans le bouquin il essaie aussi de tuer la meuf, ça c'était une bonne idée de pas le mettre par contre.) Ce qui rendrait l'interprétation du film plus aisée à bcp de gens je pense.
Ainsi, on passe d'un film où le point de vue est une meuf essayant de quitter son mec avec ça marche pas du feu de dieu à un film d'incel s'inventant une vie parce qu'il est un loser. Cinématographiquement c'est super bien fait (à part cette chanson lourdingue), mais le message est complètement cringe et normatif. C'est un truc qu'on peut aussi reprocher à Eternal Sunshine, où le bonheur passe nécessairement par le couple et où le "destin" réunit les deux protagonistes encore et encore. Kaufman est je pense assez fort pour voir les névroses de ses personnages mais il n'analyse pas pourquoi et s'entête dans un romantisme qui a le défaut du romantisme, à savoir qu'il est postural.

179 .

Portrait de la jeune fille en feu (2019)
Film d'amour lesbien impossible, je pensais que j'allais plus me faire chier que ça.
En fait, la qualité de l'image et la plausibilité de l'histoire d'amour qu'on voit grandir m'ont véritablement ému.
Rien à voir avec une comédie romantique avec George Clooney, j'ai l'impression que mon cœur de pierre est sorti de son sommeil avec cette scène finale.
À voir si vous aimez le cinéma.

180 .

>>178
D'accord, je vois mieux ce que tu veux dire. Kaufman déboulonne déjà l'idéal de réussite hollywoodien dans Anomalisa (protagoniste avec famille, richesse et renommée mais quand même dérimé-suicide), j'imagine que c'est pour cette raison qu'il n'a pas ressenti le besoin de le faire ici.

181 .

>>179
(2019) Film d'amour lesbien impossible Ça se fait encore ces bidules ?!

182 .

>>180
J'ai vu et adoré Anomalisa, ITOET ressemble un peu à un retour en arrière peh. Donc j'en reste à ma note de Mitigé/10. Aurait pu être génial mais a fait un gros plat à l'approche de la fin du programme.

183 .

>>182
Qu'est-ce que tu as apprécié dans Anomalisa ? Je l'ai trouvé sympa parce que j'ai déjà vécu quelque chose de similaire mais je l'ai tout de même trouvé un brin longuet, si mes souvenirs sont bons.

184 .

>>176
Le point un peu douteux du film réside dans le fait que la xénophobie des nazis ne transparaît pas du tout. La haine envers Churchill et leurs adversaires est bien là, mais pas plus que des soldats ordinaires détesteraient leur ennemi. On voit des officiers critiques de leur commandement et de leur leader suprême, incapables de prendre en compte leurs retours. En cela ils ressemblent à beaucoup d'individus faisant partie d'une administration (privée ou publique), et on ne peut pas s'empêcher de fraterniser avec eux lors des épreuves qu'ils subissent. Mon détecteur est troublé, c'est du second degré ?

185 .

>>184
Tu as vu le film ? J'ai vu la série et sa description me paraît juste.

186 .

J'ai regardé Marquis, film de marionnettes belge d'Henri Xhonneux et Roland Topor sur le Marquis de Sade. Si vous aimez les trucs étranges et si vous avez un goût pour la monstruosité, je vous le recommande. J'y ai d'ailleurs reconnu quelques gifs qui circulaient sur /b/ il y a une bonne dizaine d'années, et qui à l'époque m'avaient parus inexplicables.

187 .

>>186
Secondé. Je ne connais aucun film comparable. On est à la fois dans l'humour gras et sexuel, l'histoire avec un grand H et les belles lettres, les visuels restent ancrés à jamais (certains passages sont souvent diffusés sur les aggrégateurs de contenu WTF) et la bande son est remarquable.

188 .

J'essaie de me construire la culture cinématographique qui me manque alors je rattrape ce que j'ai loupé, beaucoup de vieux classiques et c'est intéressant de voir le classique après "la pop culture" qui s'y réfère.

189 .

Revu La ligne rouge, d'un œil distrait. Film de poétique sur la guerre. Le premier visionnage m'avait laissé une très bonne impression, le second visionnage m'a pris au tripe et m'a fait travailler les glandes lacrymales avec cette idées simple : la vie est précieuse et la guerre révèle notre chaos intérieur.

190 .

>>149
J'ai un vague souvenir de ce film, mais je crois me rappeler que ce que j'avais bien aimé, c'est la retranscription du vide de l'espace.

J'ai ressenti une fois le vide, en descendant sous l'eau (en apnée) en pleine mer, je peux vous dire que c'est pas complètement anodin. Du bleu partout, tu avances et c'est tout bleu pareil, il n'y a rien que du bleu.

191 .

J'ai vu Lux Æterna de Gaspar Noé et j'ai adoré. C'est dense, ça monte en intensité jusqu'à un final survolté, combine plutôt habilement de l'humour (noir évidemment) et des propos sérieux (le rôle du metteur en scène, les violences que subissent les femmes dans le milieu du cinéma...). On sent que ça a été fait en très peu de temps, mais ça donne une impression de réalisme je trouve. Ca m'a beaucoup fait pensé aux pièces de Julien Gosselin, notamment dans la juxtaposition des deux caméras qui suivent les personnages à travers les différents décors. J'ai bien aimé que ce soit court, ça change des films qui tirent inutilement en longueur (même si je sais apprécier également de longs films où il ne se passe pas grand chose). Et le fait que ce soit une publicité pour Saint Laurent n'est pas gênant selon moi.

192 .

"Tenet" de Nolan. J'AI. RIEN. COMPRIS.

193 .

>>192
Oui t'es obligé de voir la fin pour seulement commencer à comprendre le film. Technique de fils de pute pour t'obliger à voir le film deux ou trois fois pour te rendre compte que c'est une grosse session de branlette intellectuelle.

194 .

>>192,193
Il y a quoi à comprendre en fait ? J'ai juste vu ça comme un film d'action ultra classique à la James Bond, avec juste un petit twist de voyage dans le temps même pas original.

195 .

>>192
En fait le film n'est pas si compliqué, comme Inception par exemple. Nolan aime bien raconter des choses simples d'une manière compliquée. Mais du coup ça en fait un film intéressant. Et putain la course-poursuite de bagnoles à l'envers est assez incroyable tout de même, le tournage a dû être assez fun.
Aussi, le film est, je pense, bourré d'incohérences. Des petites, mais c'est le genre de petits trucs qui sont problématiques quand tout ton scénar tourne autour de ça.

196 .

>>195
>>192
Vous l'avez vu où ? Au ciné ? C'est comment le ciné en ce moment ?

197 .

>>192
J'ai quasiment tout compris, je crois. Y'avait même des choses un peu attendues. J'ai eu peur que ça vire en une copie de Nogegon des frères Schuiten.
>>196
Je l'ai vu en VO à la sortie dans un ciné de petite ville, donc la salle n'était pas pleine à craquer mais je l'ai rarement vue aussi remplie.

198 .

>>196
C'est comment le ciné en ce moment ? C'est pas la forme du tout. On a pris un abonnement avec ma copine, on est souvent seuls ou presque dans les salles. Tenet était la seule exception, avec une rediff de Jurassic Park.
Il faut dire que tous les films intéressants se font reprogrammer. On en est à aller voir Éléonore, Blackbird, Petit Pays... pas le genre de films qu'on pensait aller voir à la base.

199 .

Tree of life de Terrence Malick. Difficile d'entrer dans ce film monté avec des séquences qui semblent me pas avoir de rapport les unes avec les autres. Et puis au final en se laissant embarquer par la poésie des images et du propos, tout ça se tient admirablement bien. Et je me suis pris un coup de poing en plein dans l'organe des sentiments en dernière partie.

200 .

>>198
L'équipe marketing de Tenet a réussi un coup de maître qui sera sûrement enseigné dans les écoles de commerce du futur.

Sinon, j'ai regardé la Beuze, le film de Mickaël Youn. Il est moins mauvais que ce qu'on en dit, les films de ce genre qui sortent maintenant sont bien pires. Mais c'était surtout marrant de voir ce qu'est devenue la culture pop de 2003 avec le recul.

201 .

>>196
Je l'ai vu le samedi matin de la semaine de sa sortie, dans un cinéma d'île de France, nous étions 10 dans une salle quasiment vide.

>>198
De quel coup de maître est-ce que tu parles ?

202 .

>>199
Je l'ai vu y'a quelques années, j'ai pas du tout accroché. On dirait que Malik fait un concours avec lui-même de qui filmera le plus d'arbres en contre-plongée.

203 .

>>202
Riz, j'ai le film sur mon DD depuis plusieurs années et j'ai jamais réussi à me motiver à le regarder parce que j'ai peur de me faire chier comme un rat mort.

204 .

>>196,198
Je suis allé une quinzaine de fois au ciné en septembre. Au début les gens enlevaient leurs masques une fois assis, maintenant ils le gardent. Je ne pourrais pas vraiment dire s'il y a eu une baisse de fréquentation, car je vais de toute manière voir des petits films dans des petits cinés à des horaires de chômeurs ou retraités, donc j'ai l'habitude des salles quasi vides...


tous les films intéressants se font reprogrammer. J'ai l'impression que ce sont surtout les grosses productions qui se font reprogrammer, car elles ont besoin d'avoir des salles pleines à leur sortie. Pour les petits films indépendants, il y a peut être moins d'enjeux. En tout cas pour ma part, je trouve mon compte dans les sorties du moment. Après c'est vrai qu'il ne faut pas être allergique au cinéma français par exemple.

205 .

 
 
 
 
 
>>189
Il est plutôt intéressant que le deuxième visionnage te soit plus intense que le premier.

206 .

>>202
>>203

>>199 ici,
J'avais fait une tentative pour regarder Tree of life il y a quelques années et j'ai été très hermétique à la première demi-heure et ai décidé d'arrêter là.

Si un jour vous voulez retenter l'expérience, vous pouvez commencer par la Ligne rouge. Les plans contemplatifs avec un possible sous-texte métaphorique sont
présents mais moins récurrents, c'est une bonne porte d'entrée pour regarder ensuite Tree of life.

207 .

>>205
Je suis devenu papa entre temps, le cocktail hormonal et l'instinct de protection de la vie que je développe y sont probablement pour quelque chose.

>>206
Ah et pour compléter, il est possible que ce film touche particulièrement les gens qui ont perdu un proche qui leur manque terriblement.

208 .

>>206
J'ai vu la Ligne Rouge, ça passait, les quelques premières minutes de Tree of Life me donnent l'impression d'être dans une pub pour le Crédit Agricole de 3h30, peut-être un jour.

209 .

Vous avez regardé 12h de Jude Law en direct sur facebook, réalisé par le gars d'Utopia ?
http://www.chaosreign.fr/the-third-day-autumn...

210 .

>>204
Après c'est vrai qu'il ne faut pas être allergique au cinéma français par exemple. C'est pas mon cas, mais ma copine est un peu plus réfractaire. As-tu été voir Mon Cousin, L'origine du monde, Les apparences, Le bonheur des uns, Antoinette dans les Cevennes...?
Moi non, ton avis est bienvenu (en sachant que je suis "grand public", soit un peu neuneu et pas du tout cinéphile).

211 .

>>209
Wow ça à l'air fou.

212 .

>>210
Les apparences J'ai bien aimé, surtout parce que j'apprécie les deux acteurs principaux, et que leur rôle très grinçant leur va bien, l'intrigue n'a rien de très incroyable mais on se laisse porter et il n'y a pas vraiment de temps mort (même si je suis un peu déçu de la fin).

Antoinette dans les Cévennes C'est léger, ça prolonge un peu cet été dont on n'a pas tellement profité. Il faut apprécier Laure Calamy, car c'est un peu un film fait pour elle et son jeu habituel. C'est pas un film qui me restera longtemps en mémoire, mais j'entends pas mal de gens être très enthousiaste à son sujet, donc je ne pense pas que ce soit un mauvais choix.

Je n'ai pas vu Mon Cousin mais il ne m'inspire rien de bon, donc ce n'est pas ma priorité. L'origine du monde sort le mois prochain.

Je me permets de rajouter
Les Choses qu'on dit les choses qu'on fait Alors là je préviens d'avance : film de pseudo-intellos parisiens bourgeois hétérocentré. Il n'empêche que c'est plein de douceur ces variations autour du couple, du désir, de l'amour, racontées sans jugement. Moi en tout cas ça m'a touché (et je comprends qu'on puisse y être très hermétique).

213 .

>>211
Le mec l'a super bien vendu. Je vais essayer de mater ça au plus tôt.

214 .

>>166
Oui, moi aussi j'ai eu mal aux oreilles à chaque coup de feu.
>>196
Au ciné dans une grande ville, oui. Nous étions seulement trois dans la salle.

215 .

Suite à la recommandation de >>132 et les quelques critiques que j'ai pu lire en diagonale, j'ai proposé Upstream Color à mon ciné-club. Résultat des courses, personne n'a aimé.
La plupart a trouvé le film prétentieux, certains n'ont rien compris et ont donc trouvé le film inutilement compliqué, d'autres pensent avoir compris mais trouvent ça finalement vide voire stupide.
Pour ma part ce que j'en dis c'est qu'on a l'impression que le réal a voulu faire un épisode de Black Mirror à la façon des derniers Terrence Malick, ce qui sur le papier pourrait me séduire (je suis généralement bon public de ce cinéma très esthétisant, décousu, parfois presque abstrait, un peu mutique...), mais malheureusement ça tombe à plat, j'avais l'impression qu'à force de se regarder appliquer (froidement) une méthode, il en avait oublié d'y injecter la substance. Et c'est souvent maladroit voire grossier par moments.
Bref, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais c'est quand même un bel échec selon moi. D'ailleurs depuis la (récente) création de notre ciné-club, ce film a reçu la pire note moyenne : 2,2/10

216 .

>>215
Ici >>132 v-vous n'êtes que des plebs de toute façon :'(. Plus sérieusement,
La plupart a trouvé le film prétentieux, certains n'ont rien compris et ont donc trouvé le film inutilement compliqué, d'autres pensent avoir compris mais trouvent ça finalement vide voire stupide. Je peux tout à fait comprendre qu'on puisse en venir à ces conclusions, même si je suis en profond désaccord avec elles. Du coup je suis curieux de savoir quels films ont été les mieux notés par ton ciné-club.

217 .

>>216
Du coup moi je suis curieux que tu en dises un peu plus sur les raisons qui font que tu adores ce film. Peut-être en effet que nous sommes passés à côté de choses essentielles. Et j'ai lu l'article wikipedia, mais ça m'a paru un peu léger.
Sinon pour les films les mieux notés, je crois qu'il s'agit de : Yi Yi, Les Funérailles des Roses et Tarnation, en sachant qu'ils ont à chaque fois été très clivant. Il nous manque encore un film qui fasse l'unanimité.

218 .

>>214
Je crois que ce sont les cinés de grande ville (les gros cinés type UGC dumoins) qui ont tendance a mettre le volume très fort. C'est quoi leur putain de problème?

219 .

>>218
Je me demande si le mix des pistes audio des films ne favorise pas les grosses explosions.
Rien que sur mon pécé je me fais défoncer les oreilles lors des scènes d'action pour ne quasiment rien entendre pendant les dialogues.

220 .

>>215
Comment tu organises un ciné-club en période d'épidémie ? Et tu as un projecteur ?

221 .

>>220
Ils peuvent faire ça par stream comme sur /a/ je suppose.

222 .

>>220
Chacun sous tour, les membres du groupe proposent trois films, puis les autres votent pour un de ces films. À partir de là une date est fixée pour laquelle le film devra être vu. À cette date nous nous retrouvons en visio pour discuter du film.

223 .

>>222
La prochaine fois, propose Dr Dolittle, Dr Dolittle 2 ou Dr Dolittle 3, de ma part.

224 .

Altered States (1980) Ken Russell
Un film hybride, entre romance, drug-movie, science-fiction et body horror.
Surprenant, bonnes performances d'acteurs, les effets spéciaux ont un peu vieilli mais ça se laisse regarder à condition d'être défoncé.
La fin est très décevante, elle donne l'impression qu'on vient de regarder un film mainstream alors qu'on en prend quand même plein la gueule juste avant.
Le personnage principal est un sacré connard et sa meuf bien sympathique de supporter toutes ses conneries.
À regarder si vous voulez voir un film chelou des années 80 avec des visuels hallucinés.
Sample du morceau "Shamanix" de Hallucinogen détecté à 1h33'40"

225 .

Prometheus (2012) et Alien Covenant (2017) de Ridley Scott. -- massives spoilers --
J'étais au début agréablement surpris puis en cherchant un peu plus j'en suis arrivé à la conclusion que c'était bidon.
La réalisation est vraiment bien, les personnages assez sympas, le casting oufdingo, mais...
C'est toujours le même film. Pitch d'Alien, Aliens, Prometheus, Alien Covenant :
des humains arrivent sur une planète inexplorée, des aliens les infectent, tout le monde meurt sauf la personne chargée de répandre l'infection pour l'épisode suivant. L'androïde est toujours le méchant de l'histoire (sauf dans le 2).
Si dans le 1 ça peut se comprendre (l'androïde est programmé par la Weyland corp., prête à sacrifier ses employés pour mettre la main sur un xénomorphe), dans Promé et Covenant c'est bcp plus discutable ("j'expérimente des trucs sur mon équipage parce que lol", "j'aime créer des forme de vie étranges pour prouver que je suis meilleur que mon créateur" non en fait ça passe pas comme justification pour un androïde).
Je comprends pas trop le truc des Ingénieurs de laisser à des races inconnues le mode d'emploi de leurs vaisseaux pouvant génocider toute une planète. Gros plothole.
Sachant que le plus gros plothole c'est de dire que les humains ont été créés par une race alien (les gars apprenez la biologie, ça peut pas faire de mal)
Je comprends pas non plus comment des humains vont sur une planète inconnue sans amener un énorme arsenal (genre pas 2 compagnies de marines).
Les moves les plus stupides des personnages ont aussi toujours lieu pour justifier des aberrations scénaristiques :
oh, l'atmosphère de cette nouvelle planète est respirable, et si j'enlevais mon casque, cet air doit être absolument exempt de tout virus ou bactérie que mes anticorps n'ont jamais rencontrés. (rien que ça c'est un Darwin Award pour tout l'équipage, c'était pas la peine d'ajouter des aliens peh)
je vais aller prendre ma douche le plus loin possible, que pourrait-il mal se passer sur cette planète alien ? on doit passer la nuit dans des vestiges aliens, et si on allait explorer cette salle étrange remplie de vases sinistres ? hooo un champignon inconnu, et si je respirais ses spores ? ces vestiges aliens sont flippants, je vais donc lâcher le groupe et rentrer tout seul jusqu'au vaisseau, ça va bien se passer cette bébête qui ressemble à un cobra m'inspire totalement confiance, et si j'essayais de lui faire un câlin Aussi la Weyland compagnie passe de l'objectif de récupérer la vie éternelle (quelles raisons ont-ils de croire qu'ils vont la récupérer dans Prometheus ? On ne le saura jamais) à récupérer des xénomorphes (pourquoi pas mais comment vous les avez perdus à la fin de Covenant ? C'était du tout cuit là), sachant qu'à la base les xénomorphes sont faits par un de leurs propres androïdes... Tous ces voyages interstellaires pour ça ? En plus, le dernier xénomorphe que David crée est virtuellement plus fragile que ceux qui sont présents car bien moins contaminant que celui de la version intermédiaire. Il peut revoir sa copie.
Aussi les réalisateurs de films américains, connaître un autre compositeur que Wagner challenge.
Je comprends pas comment un mec qui a sorti Alien et Blade Runner en 3 ans d'écart peut à ce point enchaîner les bouses pendant le reste de sa carrière.

226 .

J'ai vu le dernier Dupontel, il est bien. J'ai lu avant visionnage que Dupontel aimait beaucoup Brazil et que ça se voyait dans le film, je suis d'accord. Même si niveau mindfuck on en est loin, l'écho est évident.

227 .

>>226
Pas impossible ça se voie dans pas mal de ses films, si je me souviens bien il fait souvent de la contre-plongée en gros-plan comme Terry Gilliam.

228 .

>>225
Tu pouvais juste poster un lien vers la chaîne de Durendal. Prometheus est tellement une merde que c'est le film qui m'a fait m'intéresser au cinéma, comme un acteur qui en tombant déchire le rideau et rompt l'illusion.

229 .

>>228
On attend ton analyse détaillée Ânon.

230 .

>>229
Amateur, je l'ai déjà fait dans le fil Mad Max. J'ai déjà dix coups d'avance.

231 .

>>230
Négatif, il n'y a pas d'analyse détaillée de Prometheus dans le fil Mad MAx
>a/72744 ou https://www.acrimonie.com/a/res/72744.html vu que je vais probablement pas réussi à linker correctement

232 .

>>231
La syntaxe c'est >>>/a/72744 ou >>/a/7244 je crois

233 .

Merci camarade >>232
Du coup j'ai regardé ce que pensait Rob Ager (un des types qui a théorisé que le monolithe de 2001 est l'écran de cinéma) de Prometheus et il a fait cette vidéo assez intéressante :
https://www.youtube.com/watch?v=f9pjji5nwdo
Je suis d'accord pour dire que c'est une super scène, et qu'il y a pas mal d'autres bonnes scènes dans Prometheus, mais est-ce que ça en fait un super film, toujours pas.

234 .

Je viens de regarder Das boot sur les conseils d'un anon ici. Très beau film, 4h30 sans le moindre temps mort. Et il a la délicatesse de rappeler que tous les allemands des années 40 n'étaient pas des nazis, même au sein de l'armée.

J'ai aussi vu Knives out (A couteaux tirés). Un chouette film à suspens qui n'épargne rien à la bourgeoisie, et en plus qui ne se prend pas au sérieux. Les réactions condescendantes puis épidermiques des vieux riches déchus sont truculentes à détester, les actrices jouent bien les rôles caricaturaux assignés. Le twist est à la hauteur d'un film de genre. Je recommande particulièrement aux gens qui ne supportent pas les films policiers dans lesquels la bourgeoisie a toujours le beau rôle, ou est protégée par la loi ou le flic qui enquête en marge. Ici, l'une comme l'autre leur revient en pleine gueule et leur petitesse se savoure.

Je suis preneur d'autres films de qualité !

235 .

>>234
tous les allemands des années 40 n'étaient pas des nazis, Je c-
non rien.

236 .

Vu Parasite hier. Dans la même veine "lutte des classes" que Knives out. Ça commence comme une comédie revancharde où de pauvres types arnaquent des riches tellement riches et bêtes qu'ils ne s'en rendent pas compte. Puis ça vire au malaise quand l'engrenage d'arnaque amène des victimes de la même classe sociale que les arnaqueurs, victimes qui ne sont pas collatérales : les arnaqueurs mentionnent explicitement qu'ils vont leur faire du mal et qu'ils n'en ont rien à foutre. Et ça finit mal, très mal, c'est prévisible dès le milieu du film. Toutes les formes de violence y passent : agressions, menaces, violence sociale, violence symbolique évidemment. Le film est beaucoup plus dur et éprouvant que ce que son démarrage suggère.

237 .

J'ai regardé Portrait de la jeune fille en feu sur suggestion d'un anon plus haut, et en me rappelant que j'avais hésité à aller le voir à sa sortie en salles. Globalement j'ai beaucoup aimé le film, notamment les jeux d'actrices et les silences. Le fait qu'il n'y ait quasiment pas d'hommes aussi, c'était une idée qui rend bien. Les thèmes/intrigues secondaires à l'histoire s'y intègrent parfaitement. Les dialogues par contre, mon dieu... On aurait dit un club de théatre de lycée. Les textes donnaient l'impression d'être récités sans aucune nuance. Quasiment à chaque réplique entre Marianne et Éloïse je voyais le prompteur hors-champ. Je veux bien que le langage de la noblesse et de la bourgeoisie soit sophistiqué, mais ça donnait une impression de fausseté générale.

J'ai voulu regarder ce que la réalisatrice avait fait d'autre. J'ai ri en remarquant que j'avais déjà vu et apprécié toute sa filmographie (naissance des pieuvres, tomboy, bande de filles), sans me souvenir de son nom.

238 .

La Bête de guerre : un film de guerre dans un cadre qui change du vietnam. Une guerre soviétique mise en scène par des américains en 88 c'est sur le fil du rasoir niveau intention politique et procès d'intention potentiel, mais le film s'en tire bien. Le propos est assez consensuel : la guerre c'est de la merde, et massacrer des civils aussi. Le méchant meurt à la fin, les gentils sont sauvés, les figurants et l'arabe, pardon l'afghan de service, meurent pour servir la narration, et le racisme c'est mal. Les personnages sont assez caricaturaux, on voit les enchaînements de situation venir à des kilomètres.

Le "héros" côté afghan est whitewashé, ce qui surprend d'autant plus que les autres acteurs lui servant d'acolytes sont d'origine indienne. Les afghans parlent en patchou sous-titré (enfin je pense), mais les soviétiques en anglais, et avec un bon gros accent yankee limite forcé. Curieux choix, à côté il y a un soucis du détail dans les objets utilisés par les soviétiques et leurs références culturelles qui fait que cette immersion dans le tank est toujours ambiguë. Le seul afghan à se comporter comme un teubé c'est le "héros", je sais pas quoi en penser.

Ça se regarde, mais c'est pas un incontournable des films de guerre, quoi qu'en disent les critiques que j'ai lues. Sauf peut-être pour les fans de tanks ou de l'URSS. Après ça reste largement au-dessus de bouses comme Il faut sauver le soldat Ryan.

239 .

The Craft, les Nouvelles Sorcières, vu au cinéma avant-hier. Un bon gros navet qui souffre presque des mêmes défauts qu'Antebellum sorti plus tôt cet année : un récit totalement incohérent au service d'un message pas assez travaillé. Les acteurs jouent faux, le film ouvre un paquet d'intrigues qui finissent par se contredire et n'en développe aucune, certaines scènes sont malaisantes.
Alors certes, c'est pour un public d'ado, mais ça ne justifie pas un film aussi mal travaillé. Dingue de voir Michelle Monaghan aussi mauvaise dans un si mauvais film. Duchovny joue à peu près juste mais son rôle est le plus stupide et navrant du film.
Bref, n'allez pas le voir. C'est un mauvais film pavé de bonnes intentions mais qui n'en concrétise absolument aucune.

240 .

Regardé deux séries Arte:

* Moloch: série française policière / fantastique, intrigue bien menée, thèmes modernes, mais ne casse pas trois pattes à un canard
* No man's land: un français part en syrie retrouver sa sœur disparue, et se retrouve dans le conflit Isis / Kurdes. Cette fois je recommande vraiment, thèmes originaux (pas forcément ceux auxquels on s'attends). Au final assez touchante, et assez dure.

241 .

Je viens de finir Sopranos et je suis toujours autant soufflé.

242 .

Zardoz. L'un de ces films absolument cultes que je n'avais jamais pris la peine regarder à cause des critiques mitigées (autre exemple : Dune). En fait, c'était très bien, et pas seulement pour le costume de Sean Conery. Il a très bien vieilli, dans la mesure où on le prend comme un témoignage de l'imaginaire new age de l'époque. Et puis les éternels ont la même énergie que certaines associations militantes de gauche que j'ai pu fréquenter (il y a même une scène ou un personnage se fait cancel), c'est assez drôle.

243 .

Est-ce qu'Ânon a vu The House that Jack Built ?
J'ai beaucoup de sentiments très différents à son sujet, et j'aurais donc aimé ton avis.

244 .

Vu Midsommar. L'esthétique visuelle et sonore du film est vraiment chouette et participe à plonger dans cet étrange mélange de beauté et de glauque malaisant. Les cris et pleurs mettent vraiment mal, le raccord avec la musique dans un cas et la rupture avec le personnage totalement antipathique dans l'autre ont un rendu prenant.
Ce qui cloche et fait déraper le film, c'est ce cliché mal utilisé de la communauté perdue qui sacrifie les voyageurs. Surtout avec l'insistance sur les "rituels paiens" qui sont en fait un mélange foireux entre esthétique et ésotérisme chrétien, et symboliques viking. Le mélange fait plus penser à une secte raelienne qui aurait ratissé dans le folklore scandinave que dans une communauté paienne scandinave. Tout est beaucoup trop blanc et solennel pour être pris au sérieux. Sauf la potion d'amour qui pour le coup est vraiment plus d'inspiration viking et limite n'a rien à faire dans ce décor.
Les étudiants sont aussi des clichés, un peu gros et pas franchement crédibles. Non, personne ne décide en plein milieu de ses vacances de débuter sa thèse sur une communauté paienne sans en parler avec un directeur de recherche, sans savoir conduire un entretien, sans avoir la moindre putain d'idée de comment aborder un terrain, sans avoir de notions historiques et culturelles basiques sur le terrain. C'est juste neuneu. Du coup je vais suivre le conseil de >>47 et voir Hérédité.

Vu aussi Thelma et Louise. Road movie féminin des années 90 par Ridley Scott. Moins léger que ce à quoi je m'attendais. Sans pitié pour les personnages, mais sans acharnement non plus (enfin j'ai pas trouvé). J'arrive pas à comprendre si l'idée de Scott avec ce film c'est "le monde c'est de la merde pour les femmes" ou "ne pas crever d'ennui nuit gravement à l'espérance de vie, mais ça en vaut la peine". La fin se voit venir, mais c'est pas dérangeant. Le personnage du flic "sympa" est très ambivalent, à la fois patriarche sans pouvoir (sa réplique sur "women love that kind of shit" est vraiment écœurante), rouage du système qui condamne les deux femmes à la mort et tentative molle de les sauver.

245 .

Déraillement : bien heureux que les seuls qui parlent de cinoche s'entendent entre eux pêh.
La musique aussi c'est coolos. 😌🤙

246 .

J'ai regardé Pierrot le fou. Le film est un peu dur à suivre, et bourré de références qui raviront les étudiant-e-s et féru-e-s de littérature. Moi elles me sont passé au-dessus de la tête mais ça m'a pas empêché d'apprécier. Il y a un côté libéral-neuneu dans le propos du film (et des deux personnages) qui prend tout son sens en se rappelant que le film date de 1965, à la bonne époque de l'ORTF et du métro boulot dodo (l'expression, pas le fait). La scène avec les pompistes, que ce soit le dialogue ou l'échange de baffes, vaut de l'or. Je sais pas si c'était volontairement mal joué ou pas. Je pense que oui quand même vu le casting et la réalisation, c'est peut-être plus subtil que "mal joué" mais je manque de références et de culture cinéma pour dégoter un mot plus adéquat.

J'arrive au bout des films repérés ou qui trainent depuis des lustres sur le disque, si Anon a des pépites à partager c'est le bon moment (en tout cas pour moi).

247 .

>>246
The taste of tea, un film contemplatif aussi insignifiant qu'une brise printanière.

248 .

Borat 2

249 .

Je me suis revisionné "A better tomorrow", il est toujours aussi bien.

250 .

J'ai vu Edmond, j'en ai eu des frissons (dus principalement aux extraits de la pièce dans le film). C'était très bien en soi, mais ça m'a surtout refait tomber amoureux de la pièce.
Styles : Acrimonie Nuit