/mdt/ - Tu lis quoi ?

Tu lis quoi ? (187 Réponses)

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Parler de ce qu'on lit (ou écoute) peut aider à mémoriser, on peut aimer partager, et ça peut intéresser d'autres personnes. Alors, tu lis quoi ?

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Les ruses de l'intelligence, La mètis des Grecs de Detienne et Vernant. Je voulais surtout avoir des détails sur cette fameuse intelligence rusée, qui peut être posée comme alternative à l'intelligence qui applique des raisonnements formels. En fait on a l'essentiel dans les 80 premières pages, et le reste c'est des détails de mythologie grecque pour savoir quelle est la place de la déesse Métis — une titane qui a pour trait caractéristique de posséder cette intelligence rusée. Pour l'instant je suis sur le très long chapitre sur les combats de Zeus, et on voit donc la métis surtout sous son aspect machiavélique de formation d'alliances et de tromperie (elle a aussi un aspect technique et stratégique). Je relie donc plutôt ce chapitre à l'analyse structuraliste des mythes, sinon ce serait plutôt ennuyant.

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Spin Selling, élément d'une longue liste d'ouvrages sur la vente, dont l'objectif est de m'amener à devenir un expert sur le sujet.

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Je lis Un Bunker en Banlieue de Jean-Louis Costes. Si vous ne connaissez pas l'homme, c'est très difficile de décrire ce qu'il fait avec précision sans en compromettre l'intérêt. Le livre est à la fois tragique et hilarant, et aussi intense et extrême que le reste de son œuvre. Le délire célinien d'un quinquagénaire blanc du quatrevingt-zeutré. 260 pages qui se lisent comme un de ces cacaposts des vieilles planches, en pleurant de rire et de tristesse à la fois. En un mot, c'est vrai.

Je vais enchaîner sur Grand-Père (j'apprécie tellement Costes que j'ai acheté l'édition luxe signée et reliée en simili cuir) et j'ai une pile de livres non-lus qui comprend du Kundera, du Vian et du Leiris qui attend sur mon bureau.

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Je suis en train de lire L'Arbre-Monde de Richard Powers. Je me délecte comme rarement dans cette fiction, j'ai passé les racines et j'en suis au début du tronc. Le style et la traduction sont excellents.

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J'ai trouvé de belles éditions de quelques livres de Tolkien en librairie et en anglais récemment, donc ça va être ma lecture pour quelque temps.

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Les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly. Un livre absolument diabolique.

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Je viens de commencer Green Grass, Running Water de Thomas King, le style oral retranscrit à l'écrit le rend facile à lire, et il y a des parallèles intéressants entre les sous-scénarios, mais je me demande s'il s'agit se simples effets de style ou s'il y a une symbolique sous-jacente.

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>>2
D'ailleurs j'ai trouvé sur persee.fr plusieurs des articles qui ont été transformés en chapitres :
- chapitre 1 La métis d'Antiloque : https://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_1967_...
- chapitre 2 La métis du renard et du poulpe : https://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_1969_...
- chapitre 3 Les combats de Zeus : https://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1971_...
- chapitre 8 La corneille de mer : https://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1970_...

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>>8
Presque à la moitié, je peux dire qu'il y a une symbolique mais rien de bien renversant — je devrais plutôt dire des parallèles entre les scènes en fait. Le propos on le connais déjà si on s'est renseigné un minimum sur l'histoire du traitement des indiens au Canada, comme en lisant ça http://www.cdpdj.qc.ca/Publications/Mythes-Re... Le style qui imite l'oralité est intéressant dans les 100 premières pages, mais rapidement on se rend compte qu'il se passe pas grand chose : on multiplie les sous-scénarios centrés sur un personnage, on établit leurs liens par des flashbacks, on met en scène leurs dilemmes... mais pas grand chose d'autre. Le scénario est comme absorbé par le style, les parallèles et le propos sous-jacent, et une fois qu'on les a compris j'ai l'impression qu'il ne reste plus grand chose d'intéressant. Je vais commencer à le lire en accéléré.

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>>10
Je viens de le finir en lisant les deux derniers tiers à fond les ballons, et c'est effectivement assez creux quand on va au-delà du style.

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>>3
Presque fini et je le recommande très chaudement absolument tout le monde. Au delà d'un livre sur les affaires, c'est écrit par un psy et c'est un document de valeur sur les interactions humaines, notamment tout ce qui nécessite l'écoute et le questionnement (le postulat du bouquin étant qu'un bon vendeur sait déceler un besoin et y apporter une solution).

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>>12
Ça a l'air d'avoir été vraiment intégré aux formations à la vente car lorsque j'avais fait mon mémoire de L3 de sociologie sur la vente dans le prêt-à-porter, tout le monde me sortait exactement ça, même les personnes qui n'étaient pas passées par un BTS vente. Un phénomène intéressant ceci dit, c'est que lorsque le comportement du client ne peut plus être absorbé par ce script ou par l'expérience, alors la personne faisant la vente tend à se rabattre sur un comportement moins stratégique et plutôt fondé sur des valeurs, comme le respect du métier (c'était dans des boutiques haut de gamme) ou de la personne.

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J'ai commencé 100 ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, et c'est vraiment entraînant mais assez déprimant et inconfortable.

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>>14
C'est un livre que j'ai trouvé génial et pourtant je me suis arrêté vers les trois quarts.
Peut-être trop efficace.

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>>15
J'ai lu le premier quart et je commence à être sceptique par rapport à certains points. C'est pas la première fois que ça m'arrive, commencer à comprendre la mécanique d'un livre de fiction et ses défauts aux environs du premier quart. Je vais appeler ça la malédiction du premier quart.

17 .

Je suis au milieu de La montagne magique de Thomas Mann. C'est long, c'est lent (ce qui est sans doute l'intérêt du bouquin) et je fais en une pause en lisant Demain les chiens de Clifford D. Simak.

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J'ai récemment lu "Le chagrin de la guerre" (Nỗi buồn chiến tranh) de Bảo Ninh et je le recommande chaudement.
Ça parle de la guerre et de son impact sur la vie même une fois qu'elle est finie.
La construction du roman en souvenirs désordonnés est très forte et crée une atmosphère très spéciale.

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>>16
Hmmm. Es-tu un génie ou sous-estimes-tu les bouquins ?

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>>19
Ça a marché sur les trois livres que j'ai terminé récemment, qui sans être du niveau de Proust ne sont pas triviaux non plus. En plus de mon intérêt pour la structure des histoires et des thèmes, j'ai acquis ces derniers mois des outils d'analyses puissants provenant de la critique littéraire structuraliste (surtout ceux de Genette et Greimas), donc c'est pas exactement miraculeux non plus.

Si tu défriches le terrain avec la narratologie et les connaissances des figures littéraires et rhétoriques, tu peux ensuite plus facilement trouver les isotopies (en gros, les thèmes — voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Isotopie_(linguistique) ) ; et comme c'est les isotopies qui donnent un sentiment de cohérence à une histoire, si tu arrives à les trouver au début, il y a de forte chances que tu puisses prédire le reste, puisque ça contiendra la répétition de ces isotopies. Si en plus tu arrives à deviner le conflit central qui fera passer le monde du versant négatif des oppositions de l'univers sémantique du livre à leur versant positif (ex. Aladin n'a pas la fille du Sultan et est pauvre => il affronte le fait d'être enfermé dans la caverne par son faux grand-père africain et obtient la lampe magique => Aladin est riche et obtient la princesse), alors t'as quasiment tout. Il reste plus qu'à repérer les astuces stylistiques de l'auteur, et comme avec disons 100 pages t'as déjà un bon échantillon, tu peux effectivement te retrouver à comprendre quasiment tout le bouquin avant la première moitié.

Tu peux te dire que ça casse la magie du livre, certes, mais ça ouvre aussi la possibilité de recevoir le livre comme scriptible (voir les deux premiers paragraphes de S/Z de Barthes, il y a une traduction en anglais ici https://monoskop.org/images/d/d6/Barthes_Rola... ), en commençant à questionner le bien-fondé des choix de l'auteur, que ce soit pour les approuver ou non, ou pour imaginer d'autres possibilités. Au final comme ça il y a des livres dont je suis très critique et que je n'aime pas trop qui m'ont quand même marqué car j'ai passé du temps à y penser.

21 .

>>20
C'est très intéressant. Recommençant à lire des ouvrages de fictions (notamment du fantastique) depuis peu, j'ai cette intuition que je risque de voir des répétitions de schémas, non seulement en termes d'univers et de références, mais aussi en termes de structures du récit.
Selon toi, est-il alors possible d'écrire un roman de fiction capable de te prendre à revers et de te surprendre jusqu'à la dernière page ? Si oui, comment par exemple ? Et peux-tu donner un exemple d'ouvrage ayant défrayé les codes avec succès ?

22 .

>>21
C'est vrai que j'ai plus de mal maintenant avec les textes qui ne veulent pas être autre chose que lisibles (par opposition à scriptibles), là où adolescent je me laissais facilement emporter par les Thanatonautes de Werber ou Ilium de Simmons. Mais on a peut-être aussi trop tendance à vénérer le coup de théâtre aujourd'hui dans nos médias, là où par exemple dans le théâtre français classique on s'attendait à ce que le public connaisse l'histoire de Phèdre et on admirait plutôt la façon dont l'auteur racontait l'histoire. J'ai du mal à prévoir Cent Ans de Solitude, donc on verra bien. Sinon après ce livre là et quelques autres plus courts, je vais sans doute entamer Tristram Shandy et Don Quichotte, les essais de Shklovsky dans Theory of Prose m'ont vraiment intéressé — en gros les auteurs jouent avec les codes du roman au moment même où ils contribuent à les établir.

23 .

>>21
peux-tu donner un exemple d'ouvrage ayant défrayé les codes avec succès ? Le Trône de Fer

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Je suis en train de lire un roman qui est pire que la somme de ses parties, c'est assez incroyable de voir ça.

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Ici >>7 le livre dont je parle me semble assez scriptible, et défraie les codes avec succès.

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>>25
Si quelqu'un veut le lire sans l'acheter : https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Diaboliques

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>>26
Et comment tu supportes les auteurs ? Barbey d'aurevilly ne va quand même pas travailler gratuitement.

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La scène de la mort de José Arcadio Buendia dans Cent ans de solitude, à la fin du septième chapitre, est superbe.

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>>28
J'aimerais bien me souvenir de quel personnage il s'agit, mais il y a beaucoup trop de Josés, d'Arcadios et de Buendias dans ce livre.

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>>29
C'est le fondateur de la ville.

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>>23
Je pense que la série Metro 2033 casse aussi les codes avec brio.

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J'ai fini Cent Ans de Solitude et j'ai pris le temps d'y réfléchir. Déjà, il y a clairement un certain engourdissement au second quart, et je ne suis pas étonné que les lecteurs arrêtent à cet endroit. Mais la suite devient beaucoup plus intéressante et subtile à mon avis. Ensuite, oui c'est un livre avec un fond déprimant et fataliste, mais il l'est de façon particulièrement sophistiquée ; si vous n'aimez pas le lire à cause de ça, je conseille de rendre le livre plus scriptible en imaginant de temps à autre comment les choses auraient pu mieux se passer. Si on veut affûter voire construire une vision du monde et un imaginaire plus optimistes, ce livre est un formidable adversaire. Enfin, c'est un bon entraînement pour apprendre à mieux suivre l'enchaînement de personnages, et voir comment l'auteur s'y prend, là où les écrivains amateurs ou les mauvais écrivains produisent des trucs incompréhensibles au-delà de 5 personnages (par exemple ils abusent des anaphores grammaticales, là où Gabriel Garcia Marquez n'hésite pas à répéter le nom entier des personnages).

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Vous conseillez Catch 22 ?

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>>33
Oui, y a des passages longuets et des répétitions qui servent à rien, mais dans l'ensemble ça laisse quand même un bon souvenir et on est content de l'avoir lu.

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J'ai repris ma lecture (intéressante) de La Théorie du Chaos de James Gleick. Peut-être un peu trop bavard par moments mais j'aime plutôt bien.
Parallèlement, je lis un vieux bouquin de Raymond Cartier retraçant le déroulement de la 2nde Guerre Mondiale, assez impressionnant par sa précision et plein de jolies photos.
Ensuite je m'attaquerai à Fatherland de Robert Harris, pour rester dans la même thématique.

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>>33
Oui, je l'ai trouvé hilarant par moment.

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À ce que je vois La théorie de l'évolution : Une logique pour la biologie est toujours édité ; je le recommande, il est accessible mais va assez loin dans les détails. Ça vous permettra d'être beaucoup plus précis dans le rejet des idées foireuses basées sur l'évolution et la sélection naturelle.

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>>37
Recommander un bouquin pour avoir raison sur internet. Vous faites peine à voir, les socieux-de-la-jaquette.

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>>38
recommande un livre de biologie socieux Tout va bien ?

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>>37
Bah tiens, pile au moment où je suis à la recherche d'un bon bouquin sur le sujet.
Merci Ânon.

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>>39
Il blague je pense, les gens qui lisaient encore ont du fuir la planche.

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Donna Haraway - Companion species manifesto
Un ouvrage sur les relations entre humains et animaux domestiques, particulièrement éclairant sur la façon dont les humains tentent de faire symbiose avec certaines espèces (notamment les chiens) à travers des pratiques sportives (agilité). J'ai bien aimé. L'écriture de Haraway est singulière mais, comme toujours, inspirante et fournie. Derrière la naïveté se cache une véritable profondeur. Je recommande pour tous ceux qui s'intéressent à la notion (élargie) de cyborg et à la façon dont l'humain s'insère dans une nature que le capitalisme à toujours cherché à externaliser.

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Un peu après la moitié de To Kill a Mockingbird. Faut attendre 3 chapitres environ pour que ça décolle un peu, mais je trouve que le reste est pas aussi renversant que le ferait croire son statut de classique. De mon point de vue, ça enfonce un couloir de portes ouvertes. Si on le considère comme un livre pour jeunes, alors là oui, c'est pas mal du tout, et je pense que c'est pour ça que les anglophones le trouvent si important, ils l'ont lu assez jeune.

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>>43

Pour moi le statut de "classique" indique plutôt l'importance historique de l'oeuvre (soit dans les mouvements littéraires, soit dans la société)

(Même si on nous explique que les classiques doivent être indémodables je pense que c'est des conneries, la plupart sont quand même très démodés)

45 .

>>44
Ça laisse penser que 1984, en montant des générations entières contre l'extrême-droite, a facilité le développement d'autres formes de régimes abusifs.

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>>45
1984, en montant des générations entières contre l'extrême-droite Va falloir que tu m'explique le raisonnement parce que 1984 me semble surtout critique du communisme tel que pratiqué par l'USSR. C'est d'ailleurs la marotte d'Orwell, comme on peut le constater dans « La ferme des animaux » et « Et vive l'Aspidistra ».

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>>46
C'est pas ce qu'on m'a appris à l'école.

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>>46
Les mauvaises lectures d'Orwell et 84 on en trouve partout. D'un côté il était anar et impliqué dans le POUM, de l'autre il donnait des listes de ses camarades aux forces de police.

49 .

>>48
mauvaises lectures Oh non ils n'ont pas l'interprétation correcte d'Orwell, c'est une doubleplusmauvaise lecture !!!

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>>49
Oui, c'est bon, on a compris le troll...

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>>49
De mon temps on faisait plus d'efforts quand même. Que la plupart des gens n'aient pas pris le temps de contextualiser la chose et de réfléchir plus loin que les platitudes d'ECJS sur les questions abordées dans ce bouquin, c'est pas improbable du tout.

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ta tête sans tête quand tu (re)découvres que Louis XV n’est ni le fils ni le petit-fils de Louis XIV, mais le troisième arrière petit-fils de Louis XIV. Ça te la coupe, hein ?

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ta tête sans tête Pas sûr si fait exprès, tiens.

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>>53
C’est fait exprès, et j’en suis pas peu fier.

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>>54
J'incline mon couvre-chef respectueusement.

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>>55
Je dirais même que ça décoiffe.

57 .

Ça me la coupe.

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>>1
En ce moment je lis tous les romans d'Agatha Christie que je trouve, c'est toujours plaisant et je ne m'en lasse pas ^^

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Grand lecteur de non-fiction reportant dedans. Quelqu'un aurait de bons romans à me conseiller ? Je voudrais plus spécifiquement :
- un thriller situé à l'époque de la guerre froide qui évite l'habituelle vision manichéenne des gentils américains et des méchants soviets ;
- un roman d'espionnage ou d'enquête, voire une épopée, située à l'ère industrielle (ou un univers steampunk). Je pensais notamment à Sherlock Holmes, mais en me fiant aux films de Guy Ritchie, j'ignore si les romans ont la même ambiance.

60 .

>>58
^^

61 .

>>60
J'ai eu la même réaction que toi mais au final j'ai trouvé ça naïf et rafraîchissant.

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>>61
On grandit hein...?

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>>62
(ノ≧ڡ≦)

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C'est amusant que des séries de caractères comme xDDD n'auront une connotation émotionnelle que sur une étroite génération. xDDD

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Plus qu'à se rabattre sur les parenthèses. (rire)

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>>64
Comment ça ? les jeunes ne savent plus xD ?

67 .

>>65
:rire:

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Voyons ! tu n'es plus un "jeuns" ! Utilise les bonnes méthodes !

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Pour >>67

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>>59
Pour le deuxième, je recommande non-ironiquement les bouquins de Dan Abnett publiés sous le titre Eisenhorn, si tu peux les lire en anglais c'est encore mieux, probablement le meilleur bouquin de la black library et ça a l'air d'être ce que tu cherches.

71 .

Je viens de vérifier. Il n'y a pas l'air d'avoir une bonne méthode pour retransmettre le non-verbal à l'écrit...

Désolé >>67 j'ai été con envers toi... lol :) :rire: (rire) Je ris... (ou "Ris-je") Ha ha.

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>>71
Occis de cachination est utilisé depuis plusieurs siècles sans jamais être devenu désuet.

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>>72
Désolé mais... qu'est-ce donc ?

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>>73
Occire signifie tuer, la cachinnation désigne une forme de rire. C'est un "mdr".

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Ah... Je connaissais les mots, mais je ne les avais pas compris dans ce sens.

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>>72
Olala, j'avais complètement oublié de micromème. ODC donc.

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C'est grave si j'ai lu VALIS trois fois ?

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>>77
Il est bien ? je suis amateur de Philip mais j'en avais jamais entendu parler.

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>>77
Uniquement si tu as compris quelque-chose

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>>78
Un peu lourd parfois sur toutes les références religieuses mais à part ça je l'aime beaucoup.
Il est en partie autobiographique et de nombreux éléments de l'histoire sont basés sur la fin de la vie de Philip K Dick ainsi que ses croyances.
J'aime beaucoup la narration que j'ai trouvée originale, ceci étant dit, je ne suis pas un très grand lecteur (deux/trois livres max par an) donc je n'ai pas forcément un avis très éclairé sur le sujet. Ça reste cependant mon bouquin préféré à ce jour.

81 .

>>80
Tu me tues un peu. J'ai essayé de le lire (en VF, c'est peut-être l'erreur) deux fois et j'ai échoué car j'ai trouvé que c'était un incompréhensible charabia. Et je suis pourtant un lecteur plutôt fanatique de cet auteur (il n'y a pas beaucoup de romans de lui que je n'ai pas lus).

82 .

>>80
>>81
Cet échange m'intrigue grandement, faut que j'essaye ce bouquin.

83 .

>>81
J'ai lu VALIS en anglais effectivement, et je précise que j'ai eu beaucoup plus de mal à lire Le maître du haut château en français justement, il est possible que ça joue.

>>82
J'attends tes impressions ! J'ai acheté ce bouquin deux fois avant de le donner à des amis qui ne l'ont jamais lu, j'aimerais bien avoir des retours d'expérience dessus.

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Je lis le fameux "Sapiens, une brève histoire de l'humanité" maintenant.

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>>84
Ya vraiment mieux niveau anthropologie pour le coup.

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>>85
C'est surtout pour voir si l'énorme hype est justifiée. Même Bill Gates en a fait tout un fromage.

87 .

>>85
Je veux bien des conseils Ânon, merci.

88 .

Ce message a été effacé.

89 .

https://pudding.cool/2019/06/summer-reading/

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Je viens de finir mon livre de chevet. Vous me conseillez lequel parmi les suivants :
– Les villes invisibles
– Voyage au bout de la nuit
– Infinite Jest
– L'attrape coeur
– Le Conte de la pensée dernière
– La maison des feuilles

91 .

>>90
De ta liste je n'ai lu que Voyage au bout de la nuit et Infinite Jest. Les deux sont très bons. Je pense avoir une légère préférence pour Infinite Jest, c'est donc par lui que je te conseillerais de commencer.

92 .

>>91
Merci. Ce sera donc la plaisanterie infinie.

93 .

>>90
On reconnaît les edgelords francophones à leur intérêt pour Céline.

94 .

>>93
Je ne l'ai toujours pas lu, mais je crois que Voyage au bout de la nuit est incontestablement considéré comme un chef d'oeuvre, quant bien même on exécrerait les positions de son auteur. En tout cas toutes les personnes qui me l'ont recommandé sont loin de ce qu'on peut appeler edgelord.

95 .

>>94
Le monde est plein de chef d'oeuvres mais celui-ci revient systématiquement, parce que c'est edge.

96 .

>>95
Justement, >>90 propose une liste de plusieurs bouquins, dont celui-ci. Peut-être que ce sont ceux qu'il a sous la main. Je ne suis pas sûr que ce soit pertinent de lui sauter à la gorge en le désignant comme un edgelord francophone (et par pitié, cette expression...)

97 .

>>96
Cette expression est juste parfaite.

98 .

>>97
juste parfaite juste Déclenché. Si c’était ironique bien ouej, sinon crève.

99 .

>>98
Il s’appelle Just Leblanc.

100 .

The Laws of Human Nature de Robert Greene, excellent. Certainement sa meilleure œuvre, même si l'on retiendra davantage The 48 Laws of Power.

101 .

Jacques Barbéri - Mondocane. C'est pour moi une déception : je trouve l'écriture pauvre et les personnages creux.

102 .

Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski. Je ne passe pas vraiment un bon moment et j'ai pourtant poussé jusqu'à la page 222. Des ânons pour défendre ce livre ?

103 .

>>102
Il a, à mon sens, essayé de faire vivre le monde qu'il décrit dans son premier recueil de nouvelles sur une histoire de plus de 800 pages. Cela fonctionnait bien dans un format court, ou chaque texte dévoilait une partie de cet univers sans qu'il soit nécessaire que tous les morceaux s'assemblent sans jours. Ça fonctionne un peu moins bien sur un volume aussi lourd et en plus contraint par la narration à la première personne.

Le souvenir que j'ai de ce pavé est plus celui d'un exercice de "world building" pour un jeu vidéo ou un jeu de rôle. Le mystère qu'on trouve dans les nouvelles s'efface sous le poids des descriptions qui tentent de donner corps à ce royaume que le narrateur va parcourir de bout en bout au détour de la trame. L'immersion est moins forte car tout y est décrit et expliqué, l'imagination y étant moins sollicitée.

L'effort de documentation pour tenter de rendre le cadre crédible est franchement à saluer, c'est haut en couleurs, ça part dans tous les sens, mais j'ai l'impression d'avoir lu un scénario touffu pour un maître de jeu de rôle, seulement avec une trame de cap et d’épées. Et un langage qui se veut fleurit, mais j'ai retrouvé ça dans les quelques trucs de fantaisies françaises que j'ai pu lire. Je ne suis pas en mesure de dire pourquoi mais ils me font chier à vouloir "avoir une belle plume" est foutre le plus de figures de style possibles dans un même paragraphe.

Donc ouais je ne sais pas ce que tu penses pour l’instant de ce livre mais c'est plus centré sur l'exposition d'un univers malgré les rebondissements à répétition. Perso je l'avais aimé assez pour l'offrir à quelqu'un mais ça n'est plus mon délire. Je vais plutôt relire les Trois Mousquetaires.

104 .

Microfictions de Régis Jauffret et avec l'échantillon aléatoire que j'ai pris je constate que c'est juste du Maldoror sans le surnaturel et surtout sans talent. La voix de chaque micro-histoire est tellement similaire de l'une à l'autre que c'est en réalité un roman découpé en vignettes plutôt qu'un vrai recueil de micro-fictions. Il y a quelques histoires qui sont pas trop mal mais le reste est assez ridicule.

105 .

Empire des Chimères d’Antoine Chainas. C'est trop d4rk, j'adore.

106 .

J'ai terminé « The Rise and Fall of Software Recipes », de Darius Blasband il y a quelques semaines. Un livre assez banal condamnant le « cargo-culting » dans le monde du logiciel. J'ai cependant apprécié la partie sur le « literate programming », pratique qui m’intéresse beaucoup mais que je n'ai jamais eu l'occasion d'appliquer. L'auteur affirme que l'idée est bien mais qu'il faut être aussi intelligent que Knuth pour pouvoir obtenir un résultat potable.

Là je viens de terminer « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance » de Robert Pirsig. Il ennuiera probablement ceux qui ont déjà des connaissances en philosophie mais pour ceux n'y connaissant rien, il offre une légère vue sur le sujet et cite quelques noms auxquels s'intéresser, ce qui est appréciable. Je dirais que le livre est passable.

J'entame « Technological Slavery » de Ted Kaczynski et suis assez dégoutté de l'epub que j'ai dégotté, qui est absolument dégueulasse.

107 .

>>106
Du coup ça donne quoi niveau réflexion l'Unabomber?

108 .

Baise-moi de Despentes.
En fait c'est American Psycho à l'envers. Au lieu d'un mec riche qui bute des pauvres et des femmes pour le fun, c'est la cavale de deux nanas pauvres qui ont eu la chance de se trouver au bon moment et qui prennent leur revanche sur la société.
Le style est concis (je dirais même trop concis) mais diablement efficace. VD disait qu'elle l'avait écrit en 3j sous coke, ça se sent un peu trop par moments et on se dit qu'on aurait un putain de chef d'œuvre si elle avait un petit peu plus travaillé tout ça mais ça m'a donné envie de lire d'autres bouquins d'elle.

Kyoko de Murakami Ryû.
Une orpheline japonaise va aux États-Unis pour retrouver le militaire américain qui lui a appris la danse cubaine lorsqu'elle était enfant. Inutile d'en dire plus sur l'histoire.
J'ai pris celui-là pour me détendre, la 4ème de couv' disait que c'était un bouquin optimiste de Murakami.
Résultat des courses, je me suis bien fait niquer parce que j'ai pleuré à chaudes larmes lors du dénouement.
Mais une fois de plus c'est absolument génial. Murakami Ryû, un auteur à lire.

Et en ce moment : le cycle de Tschaï de Jack Vance
Un humain arrive sur une planète inexplorée et entre en contact avec ses habitants.
J'en suis qu'à la page 80 mais j'ai pour l'instant du mal à voir l'humour de Vance qu'on m'a vanté et d'être toujours dans un bouquin de SF à la papa.

109 .

>>107
J'ai du poser le livre au bout d'une cinquantaine de pages, les notes de bas de pages sont intégrées au texte ce qui rend la lecture très difficile. À la place j'ai pris « Anti-Tech Revolution: Why and How », du même auteur, je ferais un petit compte rendu quand je l'aurais terminé. J'avais lu son manifesto (« Industrial Society and its Future », je crois) et si j'avais été assez amusé par son obsession sur les « gauchistes » (j'en suis un), j'ai trouvé sa vision d'un futur où la société serait dirigée par un ensemble de processus dont la complexité les rendra incompréhensible pour les gens très juste ; j'ai le sentiment qu'on en est déjà là (« ah je suis désolé monsieur, je peux rien faire pour vous, le logiciel ne me permet pas de faire X ou Y », les assurances/banques qui utilisent des modèles ML en boîte noire pour calculer des avantages…). Je m'attend à un livre avec lequel je ne serais pas d'accord dans l'intégralité mais auquel je concéderais tout de même une grande quantité de points.

>>108
Baise-moi As tu vu le film ? Si oui, qu'en as tu pensé par rapport au livre ?

110 .

>>109
J'ai pas vu le film, je sais pas si j'ai envie de le voir parce qu'il y a quand même une scène extrêmement dure.

111 .

>>110
2019 avoir peur de la violence d’une scène d’un film sorti en 2000 Je croyais que les millenials étaient immunisés contre la violence et la connerie du cinéma ? Un espoir en toi, je vois.
Dedans avant OK boomer.

112 .

>>111
Daccodac papy

113 .

>>112
Adopté.

114 .

>>112
Bien meilleur que la plupart des traduction, HUM.

115 .

>>109
J'avais juste lu son manifeste. C'est amusant de voir comment son discours préfigure celui des edgelords de l'alt-right actuelle, mais avec le style naïf de quelqu'un qui n'a pas eu l'occasion de peaufiner mille fois son argumentaire sur des forums de discussion.

116 .

>>115
Unabomber, encore un connard de premier de classe qui aurait mieux fait de se payer une pute, ça lui aurait calmé les nerfs et redescendu l’ego. Les puceaux sont dangereux.

117 .

>>115
Je ne vois pas trop de quoi tu veux parler quand tu décris son discours comme naïf, est-ce que tu peux préciser ? Par ailleurs j'ai terminé le premier chapitre de Anti-Tech révolution (où il avance qu'il est impossible de prédire/contrôler la direction vers laquelle la société avance) et la quantité de sources qu'il cite satisferait le plus pointilleux de nos où-sont-les-sources-de-la-jaquette.

118 .

La Société Ingouvernable de Grégoire Chamayou. C'est génial.

119 .

>>111
Désolé, même si ichi the killer m'a beaucoup fait rire, je ne suis pas un edgelord qui regarde à serbian film au petit déj'.

120 .

>>107
J'ai terminé Anti-Tech Révolution. Le livre se divise en quatre chapitres:
- Il est impossible de prédire ou de contrôler les évolutions de la société, donc on ne peut pas compter sur la technologie pour nous sauver.
- La sélection naturelle favorise les « self-propagating systems » qui exploitent sans limites leur environnement, même si ça a un impact négatif sur le long terme. La technologie accélère les « self-propagating systems » et donc augmente leurs dégâts. Il faut donc arrêter la technologie.
- Une liste des dangers et de moyens d'action pour les mouvements révolutionnaires.
- Des stratégies pour les révolutionnaires.

J'ai apprécié les deux premiers chapitres, même si je les ai trouvés bien moins convaincants que son manifesto. Le troisième est beaucoup trop long et documenté à mon goût (quantité folle d'exemples avec les indépendantiste irlandais, Lénine, Hitler, Castro, Mao, Mandela…). Le quatrième est un peu léger mais tout de même surprenant (il avance en particulier le besoin de rester dans la légalité, ce qu'il n'a pas fait lui même). Grosso modo une lecture intéressante à condition d'être déjà intéressé par les idées de Kaczynski, je pense.

J'ai aussi légèrement souri en lisant ce passage: « A movement could probably drive such people away by maintaining a continuous verbal and ideological attack on leftist beliefs, goals, and ideas. If that proved insufficient to repel leftists, or if other types of undesirables (e.g., rightists) were attracted to the movement, other means of keeping the movement "pure" would have to be found. ». Paul en perdrait probablement sa merde.

Demain je commence « Surveiller et Punir » de Foucault. J'ai hâte.

121 .

Demain je commence « Surveiller et Punir » de Foucault. J'ai hâte. Tu m'en diras des nouvelles, il est sur ma liste depuis un moment.

122 .

Je sais que Damasio adore Foucault, mais j'ai la flemme. Sincèrement, tu nous en feras une fiche de lecture s'il te plait anon ?
https://youtu.be/0G_Im5z5_l0?t=2203

123 .

Je lis la série des ouicheurs, c'est sympa. Je suis biaisé, j'aime ce genre et suis un adulescent acculturé, mais je pense sincèrement que Sapkowski est bon.

124 .

>>123
Un rapport avec les ouiches lorraines ?

125 .

>>124
Johann Chapoutot - Libres d’obéir. Le management, du nazisme à aujourd'hui Découvert sur : https://www.franceculture.fr/emissions/la-gra...

126 .

>>124
>>125
Enchainement le plus wtf jamais vu.

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>>126
Riz, des fois je clique sur les id pour répondre.

128 .

>>124
Autant qu'avec les cailles lorraines.

129 .

Je viens de terminer "L'oeuvre au noir" de Marguerite Yourcenar. Le lecteur marche au côté de Zénon dans sa recherche de la connaissance à travers une europe sous l'emprise des tensions religieuses. Un livre exceptionnel avec de beaux morceaux de sagesse. J'ai préféré les "Mémoires d'Hadrien", mais à ce niveau d'écriture ce sont tous deux des livres à recommander les yeux fermés.

130 .

>>129
Et t'as lu les mémoires de Poulidor? Il a gagné le Tour de France ton Hadrien?

131 .

Je viens de finir un bouquin qui trainait dans la cave de mes parents : "Le Fléau" de Stephen King. Pas mal, pas ouf non plus. Comme beaucoup de ses livres, le début m'intrigue et au delà de 200 pages j'ai juste envie que ça se termine.

Je voulais enchainer sur des bouquins de Corinne Sombrun, parce que son histoire m'intéresse, mais elle écrit vraiment trop mal, j'ai arrêté au bout de cinq pages.

Là je lis "Rouge Brésil" de Jean-Christophe Rufin. Ça me fait penser à Ken Folett mais en mieux écrit et avec un meilleur rythme.
C'est la première fois que je lis un Goncourt, je sais pas si c'est gage de qualité.

132 .

>>131
J'ai lu un bouquin écrit par quelqu'un qui a eu le goncourt. L'histoire était plutôt moyenne, et tirait en longueur (sur un bouquin de deux ou trois cent pages).

Ce qui m'a marqué, c'est les quelques premières phrases du bouquin, qui, de manière assez concise, reflétaient toute une réalité bien différente de la notre.

133 .

https://www.youtube.com/watch?v=aS4nUTsDXaU

134 .

>>131
>>132
Alors que je conchiait le prix Goncourt, une amie m'avait offert "Les bienveillantes" de Jonathan Little. Après avoir dépassé mon dégoût initial, il faut bien avouer que le libre était très bon, voire excellent.

De très bonnes choses sortent parfois de ces prix.

135 .

>>133
Tu aimes bien ce qui est lu ? Il dit dans une autre vidéo chercher à travailler le rythme, ses inversions de phrases me semble au contraire rompre une rythmique ampoulée.

136 .

>>135
J'adore sa diction exotique.
rythmique ampoulée Oui et sa lecture hache encore plus, mais ça semble intentionnel. Je l'ai pas lu (l'epub coute 20e), juste vu passé des critiques.
https://www.lemonde.fr/critique-litteraire/ar...

137 .

>>134

lève mon chapeau

138 .

>>136
C'est vrai que la diction est étonnante, notamment sur certains "ch". Je n'arrive pas à déceler la part volontaire de la part de défaut de prononciation. Pour l'article, n'étant pas abonné, je ne peux lire que le début.

139 .

>>137
Mon cou est toujours rasé de près

140 .

Je viens de terminer American Psycho. Absolument vide d'intérêt. J'avais trouvé le film sympa cependant.

141 .

Quantum Mechanics for Engineers

142 .

Des romans jeunesse, pour en gros les 8-14 ans. Une qualité récurrente c'est que contrairement aux romans pour âges plus élevés, il est hors de question d'avoir une narration floue et qui prend des pages et des pages pour vraiment commencer. Sur ce point je pense que cette cible de lecteurs pardonne vraiment pas les tentatives de noyer un scénario et des personnages mal branlés sous du pseudo-style. Sinon, les clichés qui semblent se dégager :
- l'adulte qui déteste les enfants
- la petite fille blonde innocente, espiègle, et proche de la nature et/ou des animaux et/ou du mystique
- les orphelins comme personnages principaux
- les figures parentales de substitution (marche très bien avec les orphelins)
- le personnage principal plus intelligent et mature que la moyenne car il ou elle lit beaucoup

143 .

>>142
Pourrais-tu être un peu plus précis? Sans rien savoir du genre littéraire, de l'époque de publication et des auteurs, je trouve un peu compliqué de partager des observations sur les romans jeunesse.

144 .

>>142
J'ai beaucoup ri en lisant Brussolo raconter son expérience dans l'écriture des romans Peggy Sue (que j'avais beaucoup aimé à l'époque)

145 .

>>144
C'est en essayant de lire Peggy Sue en fin de 5e que j'avais arrêté de lire des romans jeunesse. Encore aujourd'hui j'ai du mal à comprendre ce que voulait dire l'auteur avec son histoire de fantômes. Un monde où des êtres intelligents mais indétectables s'amuseraient à foutre le bordel.

146 .

>>145
Franchement j'ai lu de bien pires romans jeunesse. Après c'étaient pas tant les fantômes que la suite où les fantômes finissent par ne plus vraiment jouer de rôle direct. Le worldbuilding était sympa en tout cas. Je trouvais.

147 .

Et le mal s’accrut encore non-seulement de ce que la fréquentation des malades donnait aux gens bien portants la maladie ou les germes d’une mort commune, mais de ce qu’il suffisait de toucher les vêtements ou quelque autre objet ayant appartenu aux malades, pour que la maladie fût communiquée à qui les avait touchés. C’est chose merveilleuse à entendre, ce que j’ai à dire ; et si cela n’avait pas été vu par les yeux d’un grand nombre de personnes et par les miens, loin d’oser l’écrire, à peine pourrais-je le croire même si je l’avais entendu de la bouche d’un homme digne de foi.  https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le_Décaméron...

148 .

>>147
Moi la situation actuelle m'avait rappelé la maladie du sommeil dans Cent Ans de Solitude, et le livre en général pour sa capacité à dépeindre l'installation d'une situation étrange.

149 .

>>146
>>145
>>144

La série des Sigrid et les mondes perdues, de Brussolo est en tout point supérieure a peggy sue.

150 .

>>146
>>145
>>144

La série des Sigrid et les mondes perdus, de Brussolo est en tout point supérieure a peggy sue.

151 .

J'ai commencé "Le pendule de Foucault" d'Umberto Eco. C'est le premier bouquin d'Eco que je lis et pour l'instant ça se perd en métaphores pour donner une touche mystique à Saint-Martin-des-Champs, je comprends la moitié de ce qu'il raconte.
Enfin je rale mais je n'ai lu que 15 pages.

152 .

>>151
Ce roman est incroyablement frustrant. Eco étale sa culture de l'ésotérisme - un profane comme moi pourrait parler d'état de l'Art - sur un millier de pages pour tout balayer dans une conclusion des plus paradoxales.
Mais c'est intéressant de constater qu'il utilise les mêmes procédés que les écrivains qu'il dénonce.
Si tu es passionné par les Rose-Croix, les Templiers et autres "sociétés secrètes" tu devrais le dévorer (il ne faut pas s'arrêter à sa propre ignorance car il est très difficile d'être plus cultivé qu'Eco (surtout sur ce sujet), mais les littéraires peuvent s'y faire plaisir rien que pour le tour de force que constitue cet ouvrage.

153 .

>>152
C'est marrant j'avais justement arrêté de lire un bouquin de Gérard de Sède pour lire Eco.
Merci pour ton avis, Ânone.

154 .

D'ailleurs, est-ce que de Sède est un Eco-eco+?

155 .

Quelqu'un a lu Orgueil, Préjugés et Zombies ?

156 .

>>153
De rien. Dis-moi si tu le termines, j'ai bien envie de parler de cette fin qui continue de me tourmenter.

157 .

>>156
Il va falloir être patient, mais je te tiendrai au courant.

158 .

>>155
Ouaip, aussi savoureux que Lincoln chasseur de vampires.

159 .

Qui lit Chomsky ? Et qui pense comme lui, qu'il faut que les ricains aillent voter ?
https://twitter.com/theintercept/status/12512...

160 .

Ce message a été effacé.

161 .

J'ai bien aimé Manufacturing Consent, ça serait bien si Chomsky le lisait.

162 .

>>159
J'ai lu je ne sais plus quel bouquin de lui quand j'étais à la fac. J'ai du mettre tous (2) mes neurones en branle pour comprendre.
C'était intéressant mais je n'ai rien retenu.

163 .

>>159
Si Chomsky, le plus grand intellectuel vivant a cette position, il doit avoir de solides raisons pour. Néanmoins vu d'ici, je préférerais que Trump fasse un second mandat, histoire de voir son électorat bien souffrir jusqu'au bout et inscrire la leçon dans leur chair.

164 .

>>163
inscrire la leçon dans leur chair Si la "leçon" n'a pas été apprise la première fois, il n'y a de mon point de vue pas de raison qu'elle le soit la seconde.

165 .

>>163
Néanmoins vu d'ici, je préférerais que Trump fasse un second mandat, histoire de voir son électorat bien souffrir jusqu'au bout et inscrire la leçon dans leur chair Imagine dire ça de n'importe quelle autre population et de son gouvernement.

166 .

>>165
Je sais que c'était carrément tranchant comme post, mais effectivement j'ai une rancœur particulière pour les américains qui ont refusé Sanders après avoir éprouvé un premier mandat trumpien. Particulièrement vis-à-vis des trumpistes attardés et des Warrenistes mentalement insulaires. Ça s'applique aussi au Royaume Uni et aux pourritures qui pour s'acheter une virginité vis-à-vis de l'antisémitisme ont voté pour un antisémite convaincu.
>>164
Faut pas déconner non plus. Prend l'exemple de Joe Rogan, qui je trouve représente assez bien la conscience du blue collar blanc. Le mec en a certainement pas grand-chose à foutre des grands idéaux de justice sociale, mais mis face au seul programme cohérent qui permet un changement pour le meilleur, il n'a pas hésité.

167 .

>>166
On est littéralement pareils. On vote Macron, on refuse toute proposition de gauche, on a des débiles Hamonistes qui sont là pour couler la gauche comme Buttigieg et Warren.

168 .

>>167
t. Mélenchontard

169 .

>>168
Je t'invite amicalement à manger ma merde. C'est le seul candidat de gauche crédible, j'ai pas un sanctuaire à son effigie dans ma chambre, je ne suis pas un fan de JLM mais va bien te faire enculer au gros sel.

170 .

>>169
Je suis un peu jaloux de >>168
Tu peux me dire des crasseries comme ça ?

171 .

>>170
T'as qu'à me taxer de fan de mélenchon et ça va suivre rapidement.

172 .

>>171
Ça te plairait si je te le disais ?

173 .

>>172
Non.

174 .

>>168
t.Mélenchontard En quoi est-ce que ça invalide son argument ? Sérieusement, en quoi ? Quand bien même c'était Mélenchon lui-même qui postait, ça ne rendrait pas les candidats de la gauche allégée moins ridicules et handicapants. Et est-ce que le pédéposting de >>170 est une habitude ancrée, ou un nouveau mème ?

175 .

Du Manchette

176 .

>>156
Salut Anone, j'avais oublié de te dire que j'avais fini le bouquin depuis un bail. Et il m'a vachement déçu. Autant l'imbrication de toutes les connaissances et sociétés secrètes est bien foutue (tu parlais de tour de force, on est d'accord). Mais j'ai trouvé ça très mal écrit, hormis quelques passages. C'est peut-être la traduction, je ne sais pas (le bouquin datait de 90).

Sinon, concernant la fin, elle ne m'a pas vraiment tourmenté. Est-ce qu'au final tout ça est réel ou pas? Est-ce que c'est juste un délire bien monté ou un secret bien gardé? Ça depend si on a envie d'y croire ou non.
J'imagine qu'Eco nous parle de ce que l'esprit peut accomplir sur la matière et sur les sociétés. Est-ce que Cthulhu

177 .

>>176
Mes gros doigts ont chié.

Donc, est-ce que Cthulhu apparait? Est-ce que c'est vraiment magique ou bien ficellé? Ben ça dépend ce que tu veux croire.

178 .

J'ai préféré le jeux des perles de verre de Hesse.

179 .

>>176
>>177
Oui, c'est pas évident à lire mais je pense que c'est lié au vocabulaire riche et soutenu d'Eco qui nous fait consulter le dictionnaire plusieurs fois par page (la lecture sur e-book m'a bien servi).
La conclusion est pour moi clairement du côté "rien n'est vrai". Mais quand tu vois la somme de recherches qu'Eco se fait un plaisir d'étaler sur plus de mille pages ("tu la sens, ma grosse érudition ?"), tu ressens comme un pied de nez de la part de l'auteur, pied de nez qu'il fait envers lui-même puisqu'il a accumulé toutes ces connaissances... pour rien, à part ce livre.
Hmm ça me donne envie de le relire quand même.

180 .

>>179
Je n’ai pas lu ce livre, mais j’ai lu quelques articles de sémiologie de lui dans lesquels il a pu l’évoquer. Ce qui l’intéresse c’est les interprétations conspirationnistes des signes comme sorte de cas limite pour comprendre la nature de la lecture et des interprétations multiples que peut accepter un seul texte. Au lieu de simplement dire que toutes les interprétations se valent, il estime que certaines sont meilleures que d’autres quand, à la façon d’une théorie scientifique, elles minimisent les hypothèses et expliquent au maximum le texte.

181 .

Ce message a été effacé.

182 .

Je lis De La Grammatologie de Derrida, après avoir lu il y a quelques temps le Cours de Linguistique Générale de Saussure, ainsi que plusieurs articles de Jakobson et Lévi-Strauss (les principales cibles de Derrida). Ce que ses détracteurs disent de lui est au moins en partie vrai : il introduit des termes sans les expliquer, comme trace, pose plein d’affirmations sans jamais les justifier, et explique très mal le lien entre ses idées. En plus, il semble se ficher complètement d’essayer de restituer ce qu’ont pu vouloir dire les auteurs critiqués, il interprète les citations parfois à contre-sens (par exemple plusieurs distinctions que pause Saussure sont là pour être utiles à l’analyse, pas pour constituer une ontologie fondant la linguistique pour toujours), et supprime quasi-systématiquement les nuances que les lecteurs attentifs des auteurs critiqués ont compris. Derrida semble avoir des débuts d’idées intéressantes, comme de confronter sémiotique peircéenne et saussurienne, mais la signifiance de ses conclusions est tellement exagérée, et les thèses critiquées tellement artificiellement raidies, que je me demande si, pour parler comme Peirce, l’interprétant final de tout le livre de Derrida ce ne serait pas « Derrida est un génie au-dessus de tous ».

183 .

Je crois que je commence à comprendre : Derrida semble implicitement augmenter le niveau de rigueur exigé des concepts qu’il critique, alors qu’ils sont connus pour être approximatifs mais nécessaires pour commencer quelque part, et refuse systématiquement toute tentative de modéliser une norme, surtout si elle est exprimée dans le style indirect libre courant en sciences humaines. Par exemple ici http://hydra.humanities.uci.edu/derrida/sec.html il dit

To state it now in the most summary fashion, I would like to demonstrate why a context is never absolutely determinable, or rather in what way its determination is never certain or saturated.
Personne ne l’a attendu pour remarquer ce problème. Sauf que la notion de contexte est dans les faits à peu près utilisable et est utile. Un peu avant, mais illustrant ma deuxième remarque :

because the value of literal, proper meaning appears more problematical than ever
Si on définit le véritable sens comme étant celui accepté comme étant le véritable sens par la communauté de personnes parlant une langue, où est le problème ? Le phénomène existe, on peut pas juste dire qu’il est problématique et s’en débarrasser, car justement on a besoin de pouvoir conceptualiser l’idée que des personnes vont distinguer un sens correct d’un sens incorrect.

184 .

http://www.fourtoutici.top/upload.php?action=...

Si vous aimez les balades urbaines à Aubervilliers et traîner sur Infogreffe, c'est un bon livre.

185 .

J’ai lu les 23 premières pages de Voyage au bout de la nuit, et je trouve pas le style aussi révolutionnaire que ça. Derrière les marques d’oralité on trouve facilement la structure du roman réaliste, et très fréquemment on en revient à des phrases construites sur le moule littéraire, même si le vocabulaire ne l’est pas exactement. En plus l’auteur semble être passé totalement à côté de l’aspect volontairement très imagé du parlé populaire et des moments où la syntaxe se désorganise sévèrement pour suivre le cours de la pensée, pour n’en conserver que quelques tournures figées et des altérations syntaxiques sans conséquence.

186 .

>>185
Grosse nostalgie de mon camarade de classe en seconde bourgeois qui s'habillait comme en 1950 et lisait Céline ostensiblement

187 .

>>186
Est-ce que tu le faisais rire en cours de physique pour qu'il soit viré ?

188 .

>>187
Je faisais rire tout le monde en général mais il n'a pas été viré à ce que je sache.
Styles : Acrimonie Nuit